Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être
coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs
des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés
aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles
raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »

  Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995

Menu page d'accueil
Actualité
Proposition de loi UDI-PS adoptée en 2014
Présidentielle 2012
Législatives 2012
Etranger
Divers
Actualité européenne = cevb.eu
Bons conseils

SAUVÉS DE L'OUBLI !

bbludovic_lacreuse.png

Retrouvez les photos de bulletins annulés de Ludovic Lacreuse

Pensez à aller régulièrement visiter les rubriques 'le vote blanc à l'étranger' et 'Partenaires' qui vous emmèneront hors de France ainsi que la page 'Ils l'ont dit' où vous pourrez lire, en vrac, des pensées de Berroyer, Bourdieu, Raffarin, Dupontel, John Cage, François Bayrou...

Pour aller vite
Pour approfondir
Le vote blanc en 2015

Départementales

1er tour: 22 mars

2nd tour: 29 mars


Régionales

Fin 2015
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2è tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

Accéder à notre banque de données

Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

Rechercher
Rechercher

Vous êtes sur le site de l'Association pour la reconnaissance du vote blanc

6 avenue Anatole-France Tour de l'église - 94600 Choisy-le-Roi
Tél. 01 42 11 96 86 - Fax 01 79 73 38 16  - vote-blanc@orange.fr


Adhérer à l'Association

 


Les 6 rubriques du menu

ACTUALITE


DEPARTEMENTALES - 22 et 29 MARS

UNE CURIOSITE A SUIVRE COTE VOTE BLANC




Associer France d'outre-mer et cocotier, c'est vraiment un cliché.
 
Si on vous dit qu'aux Européennes de l'an dernier, la première élection après la distinction entre bulletins blancs et bulletins nuls, seuls quatre départements ont enregistré plus de bulletins nuls que de bulletins blancs et ce sont quatre départements d'outre-mer: Guadeloupe, Martinique, Réunion et Mayotte. Et que lors des trois législatives partielles post réforme de 2014, on a retrouvé ce phénomène au premier tour en Polynésie.

Nous espérons que vous ne tomberez pas dans un cliché, diffamatoire celui-ci, disant que l'on a affaire dans ces territoires lointains, à des sous citoyens. Ce n'est pas notre avis. Si nous n'avons d'explication à fournir pour comprendre ce phénomène, nous constaterons que ces électeurs préfèrent le bulletin annoté à l'enveloppe vide.
Rappelons qu'au premier tour de la présidentielle de 2012, les deux départements antillais et Mayotte avaient vu le vote blanc arriver en 3è position, dépassant les 7% aux Antilles (source ministère de l'intérieur). On ne peut pas supputer un nombre d'erreurs très élevé pour expliquer ces scores (à moins de tomber dans le cliché diffamatoire cité plus haut). Cela montre bien, en revanche, que le bulletin qui n'est pas blanc et vierge est aussi un vote blanc dans l'esprit.

Pour finir, notons également que dans les six départements d'outre-mer où les bulletins blancs ont été supérieurs aux bulletins nuls, pour quatre d'entre eux l'écart est de moins d'1%. Ce qui n'est le cas que dans neuf départements de métropole sur 96; les deux départements corses et cinq départements de la région parisienne notamment.

On réaffirmera que le vote blanc, très peu étudié, recèle une somme importante d'informations sur la subtilité de l'acte de vote. Il mérite ainsi d'être reconnu à sa juste valeur.

 



BILAN DES ELECTIONS APRES LA 'REFORME' DU 21 FEVRIER
 
Depuis le 1er juin 2014, on a eu les Européennes où le vote blanc n'a pas connu une  augmentation particulière, le total 'vote blanc, vote nul' étant même légèrement en dessous du résultat de 2009 (4,04% contre 4,34%). Depuis la présidentielle de 2012, on a eu plusieurs législatives partielles, avant la 'réforme' et après. On ne constate aucune différence notable. Les mêmes données ont les mêmes conséquences. Au premier tour, le vote blanc ou nul reste faible, que ce soit dans le Nord (juin 2014), la Polynésie (idem) ou l'Aube (décembre 2014) - de 0,9% à 2,72% - après la 'réforme' ou la Haute-Garonne (mai 2014), l'Oise (mars 2013) ou l'Hérault (décembre 2012) - de 1,76% à 2,9% - avant la réforme. Quand il y a une flambée, c'est avant la 'réforme', dans la circonscription de Jérôme Cahuzac.

Au second tour, quand s'opposent la gauche modérée à la droite modérée, le vote blanc ou nul n'augmente pas beaucoup, même s'il atteint 4,9% dans l'Hérault en 2012. En Polynésie (juin 2014), les résultats des deux tours de la partielle sont inférieurs à ceux de la législative officielle de 2012. Quand le second tour fait intervenir le FN - presque toujours - le vote blanc ou nul augmente plus, mais pas plus après la réforme qu'avant. C'est toujours la circonscription de Cahuzac - avant 'réforme' - qui explose les chiffres (14%).

Le constat s'impose: la 'réforme' adoptée le 21 février 2014 n'a rien apporté au vote blanc. Et dans cinq ans ou plus, ce sera la même chose.




 
UNE IDEE 'ICONOCLASTE'


La sénatrice UMP des Français établis à l'étranger, Joëlle Garriaud-Mayram a écrit le 13 février dans le journal en ligne Huffington Post: "Le débat institutionnel doit être ouvert, y compris à des idées iconoclastes. Ainsi, un recours au tirage au sort pourrait avoir le mérite de prévenir les accusations de représentation inadéquate de la diversité des citoyens et les batailles d'ego si nuisibles à la vie politique. Par exemple, afin de réduire l'abstention et de renforcer la portée du vote blanc - aujourd'hui sans effet - un tirage au sort pourrait être organisé si le nombre de votes blancs venait à dépasser les suffrages recueillis par le candidat arrivé en tête."

Nous saluons la sénatrice quand elle reconnaît que le vote blanc est aujourd'hui toujours sans effet, malgré la pseudo réforme du 21 février 2014. L'idée de tirage au sort est elle aussi matière à débat. Mais quand le tirage au sort ne se déclenche que lorsque le vote blanc est supérieur aux scores de tous les candidats, l'idée devient chimérique et un peu vaine. Il faut réfléchir à un seuil accessible sans être trop facile.

Voir ci-dessous notre échange de décembre avec une association anglaise.
Lire le texte complet de la sénatrice.


 

Agir ET REFLECHIR en 2015. Quand nous avons été reçus par la députée (voir ci-dessous), nous lui avons dit que notre préoccupation était de s'interroger sur le pouvoir de sanction à donner à un vote blanc devenu un suffrage exprimé. Jusqu'à présent nous avons plutôt laissé de côté cette question mais il faut maintenant l'aborder sérieusement, quand on voit que la tactique des opposants au vote blanc est d'en faire une version la plus affadie possible. Nous souhaitons donc que des partenaires contribuent à cette réflexion, notamment les écologistes.
Nous avons apprécié qu'une association anglaise (NOTA UK) qui mène le même combat que nous se lance dans cette réflexion. En voici le paragraphe principal:
Notre proposition est que, pour combattre l’instabilité politique et la fatigue des électeurs, au lieu d’avoir un nouveau tour d’élection (si NOTA a gagné à l’échelle nationale) et/ou des élections immédiates dans les circonscriptions ou NOTA aura été premier, le parti ou le candidat arrivé deuxième serait autorisé à prendre la charge temporairement pour six ou douze mois pendant que la mise en place d’une nouvelle élection soit prête.

Le défaut, selon nous, de ce dispositif, est qu'il faut que le vote blanc (option NOTA chez les Anglo-Saxons) arrive en première position, ce qui serait extrêmement rare. L'effet de révocation doit être plus abordable sans pour autant être fixé trop bas. Affaire à suivre.
Lire le texte en entier et en version originale
Lire le texte en entier traduit par nous

 

 


ET UNE COUCHE DE PLUS !
La gauche reparle de vote obligatoire.

«Il devrait y avoir injonction à s'exprimer au moment des choix importants», juge Martine Aubry. «Si la force de conviction ne suffit pas, il faudra sans doute aller plus loin et rendre, sous une forme à définir, obligatoire le fait d'aller voter, tout en reconnaissant le vote blanc parmi les suffrages exprimés», écrit-elle. Cinq mesures fortes en vue du prochain congrès du PS. 5 février 2015. Voir le document
 


 
La vision à très court terme, le personnel politique connaît. La question se pose de comment gagner la toute prochaine élection (ici une législative partielle dans le Doubs) et on sort des outils que l'on croit efficaces alors qu'il faut une vision plus large. Les électeurs viennent de moins en moins voter ? S'ils se sentent inutiles dans ce genre d'élections, il faut leur donner une gamme plus étendue d'expression, en reconnaissant réellement le vote blanc. Et pas tomber dans la contrainte, qui rabaisse encore plus l'électeur.
La gauche est fascinée par le vote obligatoire.

Lire notre dossier sur la gauche tentée par le vote obligatoire.


 



AGIR EN 2015





Jeudi 11 décembre, nous avons rencontré la députée écologiste Michèle Bonneton. C'est elle qui a souhaité nous recevoir pour nous faire part de son idée de déposer une proposition de loi pour un vote blanc réellement reconnu, c'est-à-dire inclus dans les suffrages exprimés.
 




 
 
2015
Elections départementales: 22 et 29 mars

Elections régionales: Fin de l'année

29 avril et 15 mai 1945: Il y a 70 ans, les femmes votaient pour la première fois en France. Si le législateur du 21 février 2014 avait officié en 1944, les femmes auraient eu le droit de vote mais leur bulletin n'aurait pas compté. Il est bien de célébrer le moment où le droit de vote a été étendu à de nouvelles personnes, mais il serait bien de penser à approfondir ce droit de vote.

 


Russie: Retour de la case 'Contre tous' sur les bulletins de vote aux élections locales. Mais fédéralisme oblige, certaines régions ont refusé d'intégrer dans leur code électoral cette mesure souhaitée par le pouvoir central.



Dans le Doubs, abstiens toi...

PARTIELLE ET VOTE BLANC
8,2% de bulletins blancs ou nuls au second tour de cette législative partielle (source: préfecture du Doubs); 5,32% pour le vote blanc. Les appels dispersés de l'UMP où dominait le 'blanc' ou abstention, montrent bien que pour un électeur, il a l'impression d'être plus entendu en n'allant pas voter (un électeur sur deux n'y est pas allé) qu'en votant blanc, la modification du 21 février du code électoral ne changeant strictement rien.
 


 
Une élection législative partielle a lieu en ce moment dans le Doubs. Le premier tour s'est déroulé le dimanche 1er février. Elle enregistre un résultat de 2,75% pour les bulletins blancs ou nuls (1,69 pour les 'blancs', 1,06 pour les 'nuls' - source = site de la préfecture du Doubs).
La réforme électorale du 21 février 2014 nous a vanté un vote blanc reconnu, plus fort parce que détaché des bulletins 'nuls'. On constatera ici, dans une partielle plus médiatisée parce que survenant au remplacement d'un ancien ministre - Pierre Moscovici - que le vote blanc est maigre. Il n'a pas convaincu beaucoup d'électeurs pourtant peu satisfaits de l'offre présentée puisque l'abstention s'est élevée à 60%. En 2012, pour l'élection qui donnait la charge à Pierre Moscovici, 1,76% d'électeurs avaient recouru aux bulletins blancs ou nuls; l'abstention n'était (!) que de 40% des inscrits.
De plus, le vote blanc (1,69%) ne dépasse que de peu le vote nul (1,06%). Problème d'information de l'électeur sur le fait qu'une enveloppe vide est  enregistrée comme un vote blanc ou désintérêt de l'électeur pour une réforme inutile. Les deux sûrement.

CONCLUSION: La réforme de 2014 n'a en rien fait avancer la question du vote blanc. Le combat continue.


 
 

Vote obligatoire

C'est encore non pour le ministère de l'intérieur

 
La réponse du ministère de l'intérieur à la sénatrice Françoise Laborde (Lire plus bas sa demande) le 25 septembre 2014 est toujours catégorique: il n'est pas question de rendre le vote obligatoire. L'Association pour la reconnaissance du vote blanc est elle-aussi opposée à cette mesure. Mais nous craignons que cette tentation ne séduise finalement le personnel politique en difficulté à cause des mauvaises habitudes prises depuis très longtemps. Le vote obligatoire est une facilité, le vote blanc un effort sur soi-même pour les professionnels de la politique; le premier une sanction vis-à-vis des citoyens, le second une vision ambitieuse de ce que pourrait être la démocratie électorale.
Pour l'instant, voici la réponse du ministère:

"
Le débat sur le vote obligatoire est récurrent, une proposition de loi visant à rendre obligatoire l'exercice du droit de vote ayant en dernier lieu été déposée en ce sens à la présidence du Sénat le 6 juin 2014. À l'exception des élections sénatoriales, le suffrage n'est pas obligatoire en France. Seul son caractère toujours universel, égal et secret est affirmé par l'article 3 de la Constitution. L'exercice du droit de vote est une faculté laissée à l'appréciation des citoyens. Il s'agit d'une tradition républicaine et démocratique française qu'il n'est pas envisagé de remettre en question. En effet, les citoyens ne disposent pas seulement du droit de vote, ils disposent de son corollaire, le droit de s'abstenir de voter, qui constitue une forme de liberté d'expression. Par ailleurs, si certains pays comme la Belgique l'ont adopté, l'instauration du suffrage obligatoire en France soulèverait des difficultés particulières, dans son principe comme pour son application. Les sanctions dont il serait assorti, bien souvent pécuniaires comme prévues par la proposition de loi susvisée, seraient probablement rarement mises en œuvre. Il en va ainsi en Belgique où aucun parquet ne poursuit les citoyens qui n'accomplissent pas leur devoir d'électeur, en raison notamment de l'encombrement des tribunaux. De plus, il apparaît que, dans les pays où le vote est obligatoire, une proportion importante d'électeurs persiste à s'abstenir de voter. Le vote obligatoire ne permet donc pas de résoudre le problème de la non-participation de nombreux citoyens à la vie politique, ce qui conduit certains pays à se poser la question de son maintien (c'est le cas de la Belgique) et d'autres à en décider la suppression (Italie). " 



 


INDIGNATION


L'Association pour la reconnaissance du vote blanc s'indigne et déplore la mort du dessinateur Charb et des onze autres personnes. Nous tenons tout particulièrement à la liberté d'expression.
Nous avions brocardé le caricaturiste en lui attribuant le prix vote blanc 2014 de la crétinerie d'or. Nous ne retirons pas cette critique parce que son propos allait dans le sens de la mollesse et que cela venait de la part de quelqu'un qui se voulait pertinent. Si nous avions pu dialoguer avec lui, nous espérons qu'il aurait su accepter notre pique.

 

vainqueur 2014: CHARB


«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.
Lire l'intégralité du billet de Charb
 

Notre réponse
Qu'il est vieux ce recours culinaire pour parler de vote blanc ! Ici, il sert à nous dire que celui dont la vie est une galère - au chômage ou multipliant les petits boulots, femme seule avec des enfants... - s'il n'est pas content des jeux politiciens qui polluent les convictions que  devrait afficher son camp, doit pour le signifier créer son propre parti (!!!). En a-t-il le temps, le bagage culturel, les moyens financiers ? Il lui en manque sans doute au moins un et Charb le cloue au pilori s'il vote blanc. Quand nous, nous proposons de réfléchir à un vote blanc qui aurait un pouvoir de sanction - pas d'élu par exemple au second tour des présidentielles de 1995, 2002 et 2012 en se conformant simplement à la constitution actuelle - Charb renvoie ceux qui souffrent à son anarchie de bobo (à moins qu'il ne croie que Besancenot ou Artaud élus nous permettraient d'être rasés gratis), "dans 10 000 ans peut-être" comme aimait à le dire Léo Ferré. Tant que Charb ne vivra pas tout nu dans un tonneau comme Diogène pour rejeter cette société qu'il abhorre, qu'il passera par les NMPP pour vendre son canard, utilisera des euros pour assurer ses plaisirs quotidiens, son appel à l'anarchie ne sera qu'une désinvolture de nanti. MAX STIRNER, OUI, CHARB, NON.





Mission parlementaire sur l'avenir des institutions
DEUX AMBASSADEURS DU VOTE BLANC ?

 

Le 27 novembre a eu lieu la première réunion de la mission parlementaire sur l'avenir des institutions. D'autres réunions auront lieu d'ici le mois de juin, dont une sur 'citoyens au coeur des institutions'. Parmi les élus qui participent, nous comptons sur l'écologiste Cécile Duflot et sur le centriste Arnaud Richard pour parler d'un vote blanc devenant un suffrage exprimé. Ou du moins qu'ils s'opposent à l'idée du sénateur socialiste (voir plus bas) Luc Carvounas de vote obligatoire avec un vote blanc reconnu complètement.

Voir dans le dossier
PROPOSITION DE LOI UDI-PS ADOPTEE EN 2014 les interventions des écologistes Hélène Lipietz et Sergio Coronado et celle du centriste Yves Jégo.


 

L'ASSOCIATION INTERPELLE LE NOUVEAU PRESIDENT DE L'UDI

 
Jean-Christophe Lagarde a été élu président de l'UDI, succédant à Jean-Louis Borloo, le 13 novembre. Il a battu Hervé Morin. Il avait comme soutien Yves Jégo.

Lire notre courrier



 
 
Le vote blanc sur France Culture

« TROP DE DEMOCRATIE TUE LA DEMOCRATIE » ( !?)


 
Décidément, France-Culture s’abonne au vote blanc. Après une émission en août, en voici une en septembre. Dans une semaine consacrée au ‘blanc’, la quotidienne ‘Les nouvelles vagues’ s’est penchée le lundi 29 septembre sur le vote blanc. Invitée, Anne Muxel, du CEVIPOF. Parfaite représentante du ministère de l'intérieur, celle-ci va jusqu'à déclarer ce que le personnel politique pense sans oser le dire: "Trop de démocratie tue la démocratie".

 


 



IL Y A MEME DES BULLETINS NULS

CHEZ LES GRANDS ELECTEURS !!!


Retour en haut de page
La France, très endettée, ne sera pas très très endettée. Le gouvernement a bien veillé à faire des économies en n'imprimant pas des bulletins blancs officiels à mettre à disposition des grands électeurs en ces sénatoriales.
La réforme de février s'applique aussi à ces derniers. Tous ne la connaissaient peut-être pas et ont sans doute griffonné quelque chose, ou ont mis un papier de couleur. Provocation, étourderie ? Le saurons-nous ? Mais la catégorie 'bulletin nul' n'est pas vide, à côté de la catégorie 'bulletin blanc'. Le tout est bien évidemment annulé et n'entre pas dans la rubrique des suffrages exprimés, comme pour nous, les petits électeurs.

Certes, le vote blanc ou nul ne fait pas florès chez les grands électeurs: 1,57% pour 62 départements ou territoires en course. Pourtant, on se méfie encore de ces électeurs hors norme puisqu'ils n'ont pas droit à un vote blanc compté comme un suffrage exprimé. La distinction 'blanc'/'nul' ne devrait pas avoir lieu d'être chez eux, qui ne peuvent ni se tromper, ni être orduriers. Pourtant, on compte 29 départements où les bulletins nuls sont plus élevés que les bulletins blancs, ce qui ne s'est produit aux Européennes que dans quatre départements d'outre-mer. Qu'a-t-on trouvé dans ces enveloppes ? Très certainement deux fois le même bulletin. La Savoie, où le vote blanc ne compte que 0,17% tandis que le vote nul grimpe à 3,63%, se démarque. (Dans le confetti Saint-Barthélémy, c'est plus anecdotique: personne n'a voté blanc mais deux ont voté nul ce qui fait monter cette catégorie à 9% des suffrages). Cela nous pousse donc à réaffirmer que plus de 99% des bulletins blancs ou nuls sont dans l'esprit des votes blancs. Voilà pourquoi nous continuons à mélanger les deux types de bulletins dans nos cartes et nos analyses.

Les départements peu peuplés conservent un vote blanc plus élevé. Dans les 32 départements au scrutin majoritaire, il s'élève à 2,2% contre seulement 1% dans les départements au scrutin à la proportionnelle.
Pour en savoir plus sur cette dichotomie

Très bientôt les chiffres officiels.

Voir notre dossier sur les sénatoriales précédentes

 
Après le sondage IFOP/Le Figaro du 4 septembre

Présidentielle 2017

UN 2002 BIS ?
 
Selon ce sondage, Marine Le Pen serait présente au second tour de la présidentielle de 2017, comme son père en 2002. Le camp de droite se réjouit en se disant que son candidat gagnera face à elle. Ce ne serait pas avec un score bananier comme Jacques Chirac en 2002, mais ce serait la victoire malgré tout, plutôt large.

Pour nous, 2002 fut le cas archétypal de l'élection où le vote blanc était indispensable. S'il avait été un suffrage exprimé, Jacques Chirac n'aurait pas dépassé les 50% et il aurait fallu organiser un troisième tour, avec de nouveaux candidats. Cela aurait eu le don de secouer le cocotier et d'éviter un quinquennat 2002-2007 en carton pâte.
Si le scénario exposé par le sondage se confirme en 2017, on sera donc parti pour un nouveau quinquennat exsangue puisque les parlementaires n'ont pas eu le courage d'élever au rang se suffrage exprimé le vote blanc et l'ont laissé aussi eunuque qu'en 2002.

Lire l'article du Figaro


 
 
Le vote blanc sur France Culture
 
Les clichés ont la vie dure


L'Atelier du politique

23.08.2014, par Thomas Wieder, Vincent Martigny, le samedi de 18h13 à 18h55

"L'important, c'est de participer" : abstention, vote blanc et participation politique

Emission très classique sur le vote blanc le samedi 23 août. Pas de représentant des défenseurs du vote blanc (nous ne sommes sûrement pas assez policés pour être dignes d'apporter notre contribution) et des invités* n'ayant pas particulièrement travaillé sur la question - où il y a longtemps - mais qui ont des choses à dire. On se serait cru sur les bancs du parlement lors de la navette de l'assemblée au sénat entre novembre 2012 et février 2014 (voir plus bas le cadre 'Proposition de loi UDI/PS...). Le vote blanc et l'électeur blanc sont présentés sous un jour favorable puis, quand on arrive à la question de la prise en compte comme suffrage exprimé, patatras ! le rideau se ferme, la réponse est catégorique et négative.

Voilà pourquoi nous avons mis en perspective ce discours de sciences humaines au ras des pâquerettes avec une autre émission de France Culture, qui avait eu lieu la veille (vendredi 22 août): Michel Onfray répondant à des questions à l'université populaire qu'il a créée. Il ne parle pas de vote blanc mais de démocratie représentative et des votations en Suisse. C'est nettement plus enrichissant que la resucée de l'argumentation du ministère de l'intérieur que nous a servie le samedi la station de Radio France.

Lire notre mise en abyme.


* Céline Braconnier, politologue spécialiste de l'abstention des 'mal inscrits'; Adélaïde Zulfikarpasic,responsable de sondages et ayant écrit un article au début de ce siècle sur le vote blanc dans Revue française de science politique; Jean-Luc Laurent, député et président du MRC, micro-parti créé par Jean_Pierre Chevénement.





 

COURTELINE
DANS LE BUREAU DE VOTE


Une loi inutile entraîne forcément des applications ridicules. Voici l’exemple de la préfecture de l’Yonne qui, comme d’autres, s’est crue obligée, pour les européennes de mai, de planifier à l’extrême la comptabilisation des bulletins nuls puisqu’aucun bulletin blanc officiel n’est fourni dans les bureaux de vote.
«  (…) Pour être considérés comme bulletins blancs, les bulletins papier devront respecter le format et le grammage imposés par l'article R. 30 du code électoral, c'est à dire avoir un grammage identique à ceux des autres bulletins de vote compris entre 60 et 80 grammes au mètre carré et être d'un format 148mm/210mm, c'est à dire un format A5.
Les bulletins vierges ne respectant pas ces conditions seront considérés comme nuls...»
Lire le texte intégral

On tombe vite dans l’irrationnel. Pour éviter tout litige au moment des dépouillements, on en arrive à devoir peser le bulletin au gramme près. Le pouvoir a corrigé le tir et cela a été officialisé dans le JO du 1er juin (voir ci-dessous 'Blanc c'est blanc'). Il reste d’autres incongruités qu’ont soulevées d’autres sénateurs mais celles-ci, le ministère ne tient pas à les reconnaître (voir ci-dessous 'Tout va très bien Madame la Marquise').

Le sénateur Jean-Claude Lenoir a soulevé cette question en séance le 28 juillet à la représentante du gouvernement, Laurence Rossignol. Celle-ci a lu une réponse qui nie toute évidence.


Ce qui nous gêne beaucoup plus à l’Association pour la reconnaissance du vote blanc c’est la dernière phrase de l’extrait donné plus haut, tout autant courtelinesque que ce qui précédait, qui continue à dire qu’un bulletin blanc qui répond à tous les critères spécieux énoncés n’est pas nul. Nous affirmons donc : EST NUL TOUT BULLETIN QUI N’EST PAS UN SUFFRAGE EXPRIME.

 
 
LUTTER CONTRE LES IDEES FAUSSES ET SIMPLETTES
 
Les électeurs français n'ont pas trouvé dans les bureaux de vote des bulletins blancs officiels parce que les parlementaires ont considéré que c'était une dépense insupportable pour l'Etat en faillite mais aussi que les électeurs, placés devant une telle tentation, n'y résisteraient pas et en abuseraient au point de mettre en péril notre chère République.
Les électeurs indiens, moins bien protégés que nous par leurs législateurs, ont eu sous les yeux le fruit défendu et pourtant ils s'en sont moins servis que les Français.
 
Les Indiens nous montrent ainsi que le citoyen du XXIè siècle n’est pas l’enfant que notre élite politicienne nous brandit pour ne pas avancer vers une démocratie où le peuple aurait plus de pouvoir. Il a grandi ce citoyen et même si le vote blanc devenait un suffrage exprimé, les électeurs n’y recourraient que s’ils le jugeaient utile et non pour le plaisir de bloquer les institutions.

* 4,04% est la part des bulletins blancs ou nuls. Tant que des bulletins blancs officiels ne sont pas disponibles, on sait que beaucoup d'électeurs ne sont pas au courant de cette distinction 'blanc'/'nul' et il faut donc les associer encore. Mais même si on ne tenait compte que  des bulletins blancs stricto sensu, on  en aurait , largement, deux fois plus en France qu'en Inde (2,78%).
 
797 504
bulletins blancs ou nuls
Désolé, nous continuons à mélanger bulletins blancs et bulletins nuls. Plus de 99% d'entre eux sont, dans l'esprit, des votes blancs. S'il doit y avoir des erreurs, elles peuvent autant être dans deux bulletins différents glissés par inadvertance dans la même enveloppe que dans l'absence de bulletin dans une autre enveloppe parce qu'on a oublié le bulletin préparé à l'avance dans la poche de sa veste.
Si les bulletins blancs sont plus nombreux que les bulletins nuls, c'est que le législateur a décidé, après hésitation, que les enveloppes vides seront des bulletins blancs.
Tous ces bulletins doivent être réunis parce qu'ils connaissent le même sort: la censure. Ils sont tous annulés, donc tous nuls.
 
4,04%
de bulletins blancs ou nuls (et non pas 2,78%)
 
Il y a eu plus de bulletins blancs ou nuls qu'en 2009 (797 504 contre 773 457) mais la part des votants est inférieure que cinq ans plus tôt (4,30%). Cela est dû à une plus forte participation (1,8 million d'électeurs en plus). Pour une élection à un seul tour et à la proportionnelle, ce n'est pas un résultat marginal.


 
 
BLANC C'EST BLANC
 
C'est ce que rappelle le Journal Officiel dans sa proclamation des résultats des élections européennes ce 1er juin.

Les rédacteurs de cette mise à plat des résultats se sont trouvés confrontés au nouveau vote blanc. Si celui-ci n'apporte aucune reconnaissance réelle pour ceux qui le choisissent - voir ci-dessous nos 4 questions - il complique la lecture des votes dits non exprimés. En avril, le député Maurice Leroy et le sénateur Yves Détraigne ainsi qu'en mai le sénateur socialiste Roland Courteau avaient attiré l'attention du ministère sur la complication entraînée par l'absence de bulletins blancs officiels dans les bureaux de vote qui contraignaient les électeurs à confectionner eux-mêmes un bulletin blanc à la bonne dimension. Tout ça pour rester inaudibles mais avoir l'honneur de ne pas figurer dans l'infâme catégorie des bulletins nuls. Le ministère n'a toujours pas répondu.
Le JO fait un premier pas: «Il convient, dans le souci de respecter la volonté du législateur, de regarder comme bulletin blanc tout bulletin de papier blanc, quel que soit son format ou son grammage, dès lors qu’il ne comporte aucun signe de reconnaissance

Tout ceci est une perte de temps. La véritable question à se poser est celle que pose au même ministre le député UMP Guy Teissier. A quand la suite, c'est-à-dire le vote blanc compté comme suffrage exprimé ?
 



TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE

Le ministère de l'intérieur ne veut pas voir la réalité. La première réponse qu'il fait le 17 juillet à deux sénateurs UMP (Bernard Saugey et Michel Savin) montre que la question du vote blanc ne l'intéresse pas. Les deux sénateurs attiraient l'attention du ministère sur les enveloppes vides qui, à des élections comme les municipales ou les européennes où les bulletins sont de format A4, rompent le secret du vote puisque l'on peut voir que l'électeur n'a rien mis. Voici la réponse:
"Les dispositions de l'article 15 du décret n° 2013-938 du 18 octobre 2013 portant application de la loi n° 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral précisent le format réglementaire des bulletins de vote. L'éventuelle gêne occasionnée par la taille du bulletin par rapport à l'enveloppe et les risques portés à la confidentialité du scrutin en cas de vote blanc n'ont jusqu'à présent fait l'objet d'aucun contentieux. Aucun juge administratif n'a été amené à invalider la procédure de vote actuelle au motif d'atteinte à la confidentialité du vote. En conséquence, il n'est pas envisagé de modifier les dispositions de l'article 15 du décret susmentionné."

 

 


Voir le graphique de l'abstention et du vote blanc ou nul dans les 28 pays de l'Union


 
Répartition des votes blancs ou nuls
Européennes 2014

 

 

 
NOUS VOTONS COMME NOS ARRIERE-GRANDS-PERES
 
C'est le 29 juillet 1913 que le code électoral a été modifié pour rendre les électeurs plus autonomes en introduisant dans les bureaux de vote les premiers isoloirs et les premières enveloppes. Mais la mise en pratique a été effective aux mois d'avril et mai, pour les deux tours des législatives de 1914. Nos arrières grands pères ont donc pu voter avec moins de pression. Mais ils n'ont pas été considérés comme des êtres assez responsables pour être dignes de pouvoir déposer un vote blanc qui aurait été intégré aux suffrages exprimés. Le législateur en est resté à la position du monarque absolu Napoléon III de 1852.

Depuis cent ans, rien n'a changé. La Grande Guerre a homogénéisé la France mais un siècle plus tard, si le vote a été étendu à de nouvelles populations (femmes, 18-20 ans, citoyens européens), il n'a pas été approfondi. En 2014, le citoyen ne peut pas faire plus preuve de libre arbitre que ses ancêtres d'avant la boucherie. 



 

LAUREAT DU 4è (2014) PRIX VOTE BLANC
DE LA CRETINERIE D'OR:
CHARB

Compétition serrée cette année qui opposait 8 candidats. Charb l'a emporté d'une courte tête mais il décroche le titre. Il a battu de justesse le sénateur Michel Mercier: «Les bulletins blancs, ce sont des histoires à la noix de coco montées en épingle par des ratiocineurs incapables de se faire élire !»  débat en commission au sénat, 5 février 2014.
Mais cette sortie au sénat étant plus burlesque que réfléchie et l'UDI ayant été primé en 2013, la victoire de Charb satisfait finalement tout le monde. 

C'est ce qui pourrait arriver en France

PRIMAIRES AU NEVADA

LE VOTE BLANC L'EMPORTE MAIS UN CANDIDAT EST VAINQUEUR


Le mardi 10 juin ont eu lieu dans chaque parti les primaires pour désigner le candidat à l'élection du gouverneur qui se tiendra en novembre. Côté Démocrates, les électeurs n'ont pas été convaincus par les personnalités présentées et le vote blanc (NOTA - None of the above) est arrivé en tête: 21 718 voix contre 17 950 pour le premier arrivé en tête, Bob Goodman. C'est pourtant lui qui représentera les Démocrates en novembre parce que si l'option NOTA est présente sur le bulletin, c'est un suffrage non exprimé. Comme en France. Voilà pourquoi c'est ce qui pourrait se produire chez nous, le vote blanc en tête mais un candidat ayant moins de voix élus.

Voir les autres infos Lire la suite


PROPOSITION DE LOI UDI-PS ADOPTEE EN 2014