Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

« Celui qui est convoqué n'a plus à se demander : ‘’Que voulait-on de moi, en m'appelant?'
—mais bien : ‘’Que veux-je, maintenant que je suis présent à l'appel ?’»

  Max Stirner L'Unique et sa Propriété

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SAUVÉS DE L'OUBLI !

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Retrouvez les photos de bulletins annulés de Ludovic Lacreuse

Pensez à aller régulièrement visiter les rubriques 'le vote blanc à l'étranger' et 'Partenaires' qui vous emmèneront hors de France ainsi que la page 'Ils l'ont dit' où vous pourrez lire, en vrac, des pensées de Berroyer, Bourdieu, Raffarin, Dupontel, John Cage, François Bayrou...

Pour aller vite
Pour approfondir
Le vote blanc en 2014

Municipales

1er tour: 1 596 240 (5,49%)

2nd tour: 0 407 016 (3,58%)

Européennes

2014: 0 797 504 (4,04%)
2009: 0 773 457 (4,30%)
Sénatoriales:
1er tour (62 départements
et territoires) 1,57%
2nd tour Départements
scrutin majoritaire (17): 2,52%

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2è tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

Accéder à notre banque de données

Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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6 avenue Anatole-France Tour de l'église - 94600 Choisy-le-Roi
Tél. 01 42 11 96 86 - Fax 01 79 73 38 16  - vote-blanc@orange.fr


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ACTUALITE


AGIR EN 2015


 
Jeudi 11 décembre, nous avons rencontré la députée écologiste Michèle Bonneton. C'est elle qui a souhaité nous recevoir pour nous faire part de son idée de déposer une proposition de loi pour un vote blanc réellement reconnu, c'est-à-dire inclus dans les suffrages exprimés.




Mission parlementaire sur l'avenir des institutions
DEUX AMBASSADEURS DU VOTE BLANC ?

 

Le 27 novembre a eu lieu la première réunion de la mission parlementaire sur l'avenir des institutions. D'autres réunions auront lieu d'ici le mois de juin, dont une sur 'citoyens au coeur des institutions'. Parmi les élus qui participent, nous comptons sur l'écologiste Cécile Duflot et sur le centriste Arnaud Richard pour parler d'un vote blanc devenant un suffrage exprimé. Ou du moins qu'ils s'opposent à l'idée du sénateur socialiste (voir plus bas) Luc Carvounas de vote obligatoire avec un vote blanc reconnu complètement.

Voir dans le dossier
PROPOSITION DE LOI UDI-PS ADOPTEE EN 2014 les interventions des écologistes Hélène Lipietz et Sergio Coronado et celle du centriste Yves Jégo.


 

L'ASSOCIATION INTERPELLE LE NOUVEAU PRESIDENT DE L'UDI

 
Jean-Christophe Lagarde a été élu président de l'UDI, succédant à Jean-Louis Borloo, le 13 novembre. Il a battu Hervé Morin. Il avait comme soutien Yves Jégo.

Lire notre courrier







DES QUE L'ON PARLE DE VOTE OBLIGATOIRE,

LA GAUCHE LEVE LE DOIGT


Lire les raisons de notre opposition au vote obligatoire.

C'est au tour du sénateur socialiste Luc Carvounas de faire ressortir l'idée de vote obligatoire (voir ci-dessous la demande de la sénatrice Françoise Laborde). Cela entre dans une longue liste de mesures à prendre dans le cadre d'une rénovation de nos institutions, appelée "La politique autrement, réinventons nos institutions". Et, bien évidemment, pour faire avaler ce vote obligatoire, on l'accompagne d'un vote blanc devenu suffrage exprimé.


Voici ce qu'écrit le sénateur PS au sujet du vote obligatoire et du vote blanc: "En posant le principe du vote obligatoire, nous rappellerions à chaque citoyen son devoir. Plus que d'infantiliser les individus ou de les contraindre, je souhaiterais que cette disposition soit envisagée comme pédagogique. Les modalités de la sanction en cas de manquement à la règle peuvent être évidemment discutées. Dans ces conditions, il serait absolument essentiel de comptabiliser le vote blanc comme un vote à part entière. Car si on oblige les individus à venir voter, on ne peut pas en revanche les obliger à choisir. Cette mesure est pour moi la contrepartie indispensable au vote obligatoire. La procédure "d'accès au vote blanc" devrait dés lors être simplifiée (choix des bulletins...) pour respecter l'esprit de cette proposition."

Lire l'intégralité du dossier
Lire notre réponse

 

La gauche milite pour
UN VOTE OBLIGATOIRE DEVERGONDÉ



Jusqu'à l'an dernier, quand un parlementaire jugeait que la solution pour enrayer la hausse de l'abstention était le vote obligatoire, il rédigeait une proposition de loi associant le vote blanc compté comme suffrage exprimé au vote obligatoire. Le vote blanc était la vaseline censée faire passer plus facilement ce coup tordu adressé aux électeurs. Maintenant que la loi du 21 mars est effective et se contente de distinguer les bulletins blancs des bulletins nuls, il n'y a plus de gène et voici qu'en ce mois de juin, une proposition de loi d'un sénateur PS et la demande d'ouverture d'un groupe de travail d'une sénatrice PRG réclament le vote obligatoire en ne faisant plus référence au vote blanc compté comme un suffrage exprimé.
 

« un pas supplémentaire dans la modernisation de notre représentativité démocratique »
(!!?!! - NDLR)

Françoise Laborde est sénatrice du Parti radical de Gauche. C'est elle qui a proposé le jeudi 19 juin d'aller dans le sens du progrès démocratique en imposant le vote obligatoire. Elle attire l'attention du Premier ministre « sur l'urgence d'ouvrir un travail de consultation et de réflexion en vue d'instaurer le vote obligatoire. » (Lire le texte de sa question). Dans son plaidoyer, on comprend que la distinction bulletins blancs/bulletins nuls la satisfait et il n'est donc plus question de demander de compenser l'obligation d'aller voter par l'obtention d'un vote blanc enregistré comme un suffrage exprimé.
L'Association pour la reconnaissance du vote blanc est contre le vote obligatoire même accompagné d'un vote blanc vraiment reconnu et encore plus contre ce vote obligatoire dévergondé. Sous le maquillage d'une modernisation de notre vie politique on veut contraindre l'électeur pour cacher l'impéritie de notre personnel politique.


Pour nous, la modernisation consiste plutôt à donner plus de pouvoir à l'électeur parce qu'on a confiance en lui que de le sanctionner. Il faut allier un vote blanc à égalité avec les votes pour les candidats à la liberté de ne pas aller voter. L'objectif de candidats à une élection doit être une forte participation alors que les électeurs n'étaient pas obligés de venir et non une victoire à la Pyrrhus où le nombre de suffrages pour le vainqueur représente un faible pourcentage du nombre de votants.

Lire une version plus longue


 

Vote obligatoire

C'est encore non pour le ministère de l'intérieur

 
La réponse du ministère de l'intérieur à la sénatrice Françoise Laborde (Lire plus bas sa demande) le 25 septembre 2014 est toujours catégorique: il n'est pas question de rendre le vote obligatoire. L'Association pour la reconnaissance du vote blanc est elle-aussi opposée à cette mesure. Mais nous craignons que cette tentation ne séduise finalement le personnel politique en difficulté à cause des mauvaises habitudes prises depuis très longtemps. Le vote obligatoire est une facilité, le vote blanc un effort sur soi-même pour les professionnels de la politique; le premier une sanction vis-à-vis des citoyens, le second une vision ambitieuse de ce que pourrait être la démocratie électorale.
Pour l'instant, voici la réponse du ministère:

"
Le débat sur le vote obligatoire est récurrent, une proposition de loi visant à rendre obligatoire l'exercice du droit de vote ayant en dernier lieu été déposée en ce sens à la présidence du Sénat le 6 juin 2014. À l'exception des élections sénatoriales, le suffrage n'est pas obligatoire en France. Seul son caractère toujours universel, égal et secret est affirmé par l'article 3 de la Constitution. L'exercice du droit de vote est une faculté laissée à l'appréciation des citoyens. Il s'agit d'une tradition républicaine et démocratique française qu'il n'est pas envisagé de remettre en question. En effet, les citoyens ne disposent pas seulement du droit de vote, ils disposent de son corollaire, le droit de s'abstenir de voter, qui constitue une forme de liberté d'expression. Par ailleurs, si certains pays comme la Belgique l'ont adopté, l'instauration du suffrage obligatoire en France soulèverait des difficultés particulières, dans son principe comme pour son application. Les sanctions dont il serait assorti, bien souvent pécuniaires comme prévues par la proposition de loi susvisée, seraient probablement rarement mises en œuvre. Il en va ainsi en Belgique où aucun parquet ne poursuit les citoyens qui n'accomplissent pas leur devoir d'électeur, en raison notamment de l'encombrement des tribunaux. De plus, il apparaît que, dans les pays où le vote est obligatoire, une proportion importante d'électeurs persiste à s'abstenir de voter. Le vote obligatoire ne permet donc pas de résoudre le problème de la non-participation de nombreux citoyens à la vie politique, ce qui conduit certains pays à se poser la question de son maintien (c'est le cas de la Belgique) et d'autres à en décider la suppression (Italie). " 


 
 
Après la nouveauté du vote blanc aux Européennes

L'ASSOCIATION DEMANDE UN PREMIER BILAN
AU MINISTRE DE L'INTERIEUR



LE MINISTERE REPOND A NOTRE COURRIER DE JUIN

CONTRADICTION
D'un côté, le ministère confirme son refus de mettre à disposition des électeurs des bulletins blancs officiels dans les bureaux de vote. Au coût (voir plus bas notre réponse: "Et si on réinventait le massicot ?"), il ajoute l'argument selon lequel 'une telle mise à disposition pourrait être considérée comme de nature à altérer la sincérité du vote.' C'est tout d'abord une drôle de conception du citoyen électeur. Ce serait un être fragile qui change d'idée très facilement; entré pour voter en faveur d'un candidat, la vue d'un bulletin blanc lui ferait renoncer à ce choix. Mais ce danger que nous présente le ministère ne tient pas. Plus haut dans sa réponse, il dit que tout fut pour le mieux aux européennes puisque des affiches expliquaient que l'enveloppe vide était comptée comme un bulletin blanc. L'électeur pouvait donc facilement voter blanc et pourtant il ne l'a pas fait.
Soit l'électeur n'est pas aussi versatile qu'on veut le dire place Beauvau et on pourrait donc lui présenter des bulletins sur les tables des bureaux, soit l'affichage n'a pas été vraiment lu par les électeurs. Quoi qu'il en soit, un élément de la réponse du ministère ne tient pas.


Suite aux questions de parlementaires,
sans surprise, le ministère répond à côté
 
16 septembre, le ministère a répondu à la question écrite du député Dolez (voir ci-dessous). Comme bilan, le ministère cite les chiffres du vote blanc en comparant les européennes 2009 et 2014; information sans intérêt, qui ne répond pas à l'interrogation sur l'apport, pour le vote blanc, de la loi de février 2014. Le ministère confirme qu'il est heureux sans bulletins blancs officiels dans les bureaux de vote puisqu'il y a les enveloppes vides. ET SURTOUT, il ne répond pas à la demande du député Dolez, "souhaitant que le vote blanc puisse le plus rapidement possible devenir un suffrage exprimé." La pratique du dialogue de sourds chère aux gouvernements successifs confirme à chaque fois le mépris qui habitent ceux placés au pouvoir.
Notre démarche est rejointe par des parlementaires. Le  député Marc Dolez (photo)  vient d'adresser une question au ministère de l'intérieur tandis que le député Guy Geoffroy choisit la tactique du ricochet; il demande en septembre à la commission des lois d'interroger le gouvernement sur la réalité du vote blanc après la première expérience des élections européennes. Voici un extrait de sa lettre à la commission, qu'il a bien voulu nous communiquer: « Il semblerait opportun que la représentation nationale puisse être éclairée par le Gouvernement sur le bilan qui peut être fait de l’application de la loi, notamment s’agissant des objectifs poursuivis d’une meilleure information de l’expression du vote blanc à destination des électeurs et d’une utilisation facilitée de sa formulation dans les bureaux de votes. Je laisse à votre appréciation la forme la mieux adaptée pour que la commission des Lois interroge le gouvernement sur ce sujet. »
 

Le député Marc Dolez


14ème législature
Question N° : 59164 de M. Marc DolezGauche démocrate et républicaine - Nord ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur Ministère attributaire > Intérieur
Question publiée au JO le : 08/07/2014

Texte de la question

M. Marc Dolez appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la loi du 21 février 2014 qui a modifié le code électoral pour distinguer le vote blanc du vote nul. Il lui demande de bien vouloir lui communiquer le bilan de la première application de cette mesure lors des élections européennes du 25 mai 2014, sachant que paradoxalement les électeurs n'ont pas eu de bulletins blancs à leur disposition dans les bureaux de vote. C'est pourquoi il lui demande également de lui indiquer les dispositions qu'il compte prendre pour remédier à cette situation lors des prochains scrutins, en souhaitant que le vote blanc puisse le plus rapidement possible devenir un suffrage exprimé.
 
Notre questionnement soumis au ministère
 
4 questions pour un bilan des élections européennes en France

 
ET IL EST OU LE VOTE BLANC RECONNU ?
 
Les parlementaires et les membres du gouvernement nous ont répété pendant tout le temps de la navette entre l'Assemblée et le Sénat de la proposition de loi de l'UDI que le texte apporterait une grande satisfaction aux défenseurs du vote blanc. En le distinguant du vote nul, le vote blanc allait prendre toute sa dimension et rien ne servait de l'intégrer aux suffrages exprimés.

La première élection appliquant cette mesure vient d'avoir lieu. Un premier bilan s'impose:
La personne qui voulait connaître le  nombre de bulletins blancs déposés le 25 mai a-t-elle pu avoir la réponse plus vite et plus facilement qu'avant ? NON. Comme par le passé, il aura fallu attendre le lendemain et aller sur le site du ministère de l'intérieur, ce que peu de gens font. Peu de journaux auront donné l'information. Pas de progrès de ce côté là. Et que l'on ne dise pas qu'il faut le temps que cette mesure s'installe dans les habitudes. C'est plutôt cette année, quand le vote blanc connaissait cette modification, que les médias auraient dû être enclins à y porter un projecteur. Pas dans dix ans, au moment où ce même changement aura été oublié.
- Les télévisions et les radios auront-elles donné une estimation du vote blanc avant 20H et après ? NON. Si les abstentionnistes ont toujours aussi vite connu leur score, ceux qui ont voté blanc sont restés autant dans l'ignorance qu'avant. Normal quand on sait que ce vote blanc n'a aucune influence sur les résultats. Quand le vote blanc représentera plus de 50% des électeurs et l'abstention 4%, alors peut-être les médias jugeront intéressant d'afficher les estimations du premier très vite. Mais c'est un scénario inenvisageable.
 
- Connaît-on mieux le vrai résultat du vote blanc ?  NON. Aujourd'hui, on dit que le vote blanc, vertueux, est plus important que le vote nul, ordurier et ridicule. Mais sait-on que c'est un coup de dés qui en a décidé ainsi ? Si la demande des sénateurs de laisser les enveloppes vides dans la catégorie des votes nuls - soutenue par les députés UDI le 12 février en séance publique - avait été retenue, le score des bulletins blancs - papier blanc et vierge - aurait été dérisoire et celui du vote 'nul' bien plus haut. Depuis toujours, les enveloppes vides ont constitué l'essentiel des bulletins rangés dans la catégorie 'blanc ou nul'. Suivant où vous les classez vous orientez le résultat. Et pourquoi les députés ont convaincu les sénateurs de rejoindre leur position ? Parce qu'il n'était pas question de mettre à disposition des électeurs des bulletins blancs dans les bureaux de vote, la France en faillite n'ayant plus d'argent, et qu'il fallait penser à ceux qui auraient oublié de venir avec leur propre bulletin blanc. L'enveloppe vide était la sortie de secours.
- L'électeur ne se laisse-t-il vraiment pas aller à voter blanc sans raison quand on ne le tente pas avec des bulletins blancs officiels posés à côté des autres bulletins ? NON. L'info plus bas comparant la France et l'Inde développe cette réponse.
 
France 4,04%* - Inde 1,1%
 Point commun entre la France et l'Inde cette année, l'inauguration d'un vote blanc compté en tant que tel. En Inde, aux élections législatives d'avril-mai, les électeurs indiens ont trouvé sur leur bulletin une case NOTA (pour aucun des candidats). En France, le vote blanc, pour la première fois, était séparé des bulletins nuls. Dans les deux pays, ce vote 'blanc' ou 'NOTA' restait exclu des suffrages exprimés.





Le vote blanc sur France Culture

« TROP DE DEMOCRATIE TUE LA DEMOCRATIE » ( !?)


 
Décidément, France-Culture s’abonne au vote blanc. Après une émission en août, en voici une en septembre. Dans une semaine consacrée au ‘blanc’, la quotidienne ‘Les nouvelles vagues’ s’est penchée le lundi 29 septembre sur le vote blanc. Invitée, Anne Muxel, du CEVIPOF. Parfaite représentante du ministère de l'intérieur, celle-ci va jusqu'à déclarer ce que le personnel politique pense sans oser le dire: "Trop de démocratie tue la démocratie".

 


 



IL Y A MEME DES BULLETINS NULS

CHEZ LES GRANDS ELECTEURS !!!


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La France, très endettée, ne sera pas très très endettée. Le gouvernement a bien veillé à faire des économies en n'imprimant pas des bulletins blancs officiels à mettre à disposition des grands électeurs en ces sénatoriales.
La réforme de février s'applique aussi à ces derniers. Tous ne la connaissaient peut-être pas et ont sans doute griffonné quelque chose, ou ont mis un papier de couleur. Provocation, étourderie ? Le saurons-nous ? Mais la catégorie 'bulletin nul' n'est pas vide, à côté de la catégorie 'bulletin blanc'. Le tout est bien évidemment annulé et n'entre pas dans la rubrique des suffrages exprimés, comme pour nous, les petits électeurs.

Certes, le vote blanc ou nul ne fait pas florès chez les grands électeurs: 1,57% pour 62 départements ou territoires en course. Pourtant, on se méfie encore de ces électeurs hors norme puisqu'ils n'ont pas droit à un vote blanc compté comme un suffrage exprimé. La distinction 'blanc'/'nul' ne devrait pas avoir lieu d'être chez eux, qui ne peuvent ni se tromper, ni être orduriers. Pourtant, on compte 29 départements où les bulletins nuls sont plus élevés que les bulletins blancs, ce qui ne s'est produit aux Européennes que dans quatre départements d'outre-mer. Qu'a-t-on trouvé dans ces enveloppes ? Très certainement deux fois le même bulletin. La Savoie, où le vote blanc ne compte que 0,17% tandis que le vote nul grimpe à 3,63%, se démarque. (Dans le confetti Saint-Barthélémy, c'est plus anecdotique: personne n'a voté blanc mais deux ont voté nul ce qui fait monter cette catégorie à 9% des suffrages). Cela nous pousse donc à réaffirmer que plus de 99% des bulletins blancs ou nuls sont dans l'esprit des votes blancs. Voilà pourquoi nous continuons à mélanger les deux types de bulletins dans nos cartes et nos analyses.

Les départements peu peuplés conservent un vote blanc plus élevé. Dans les 32 départements au scrutin majoritaire, il s'élève à 2,2% contre seulement 1% dans les départements au scrutin à la proportionnelle.
Pour en savoir plus sur cette dichotomie

Très bientôt les chiffres officiels.

Voir notre dossier sur les sénatoriales précédentes

 
Après le sondage IFOP/Le Figaro du 4 septembre

Présidentielle 2017

UN 2002 BIS ?
 
Selon ce sondage, Marine Le Pen serait présente au second tour de la présidentielle de 2017, comme son père en 2002. Le camp de droite se réjouit en se disant que son candidat gagnera face à elle. Ce ne serait pas avec un score bananier comme Jacques Chirac en 2002, mais ce serait la victoire malgré tout, plutôt large.

Pour nous, 2002 fut le cas archétypal de l'élection où le vote blanc était indispensable. S'il avait été un suffrage exprimé, Jacques Chirac n'aurait pas dépassé les 50% et il aurait fallu organiser un troisième tour, avec de nouveaux candidats. Cela aurait eu le don de secouer le cocotier et d'éviter un quinquennat 2002-2007 en carton pâte.
Si le scénario exposé par le sondage se confirme en 2017, on sera donc parti pour un nouveau quinquennat exsangue puisque les parlementaires n'ont pas eu le courage d'élever au rang se suffrage exprimé le vote blanc et l'ont laissé aussi eunuque qu'en 2002.

Lire l'article du Figaro


 
 
Le vote blanc sur France Culture
 
Les clichés ont la vie dure


L'Atelier du politique

23.08.2014, par Thomas Wieder, Vincent Martigny, le samedi de 18h13 à 18h55

"L'important, c'est de participer" : abstention, vote blanc et participation politique

Emission très classique sur le vote blanc le samedi 23 août. Pas de représentant des défenseurs du vote blanc (nous ne sommes sûrement pas assez policés pour être dignes d'apporter notre contribution) et des invités* n'ayant pas particulièrement travaillé sur la question - où il y a longtemps - mais qui ont des choses à dire. On se serait cru sur les bancs du parlement lors de la navette de l'assemblée au sénat entre novembre 2012 et février 2014 (voir plus bas le cadre 'Proposition de loi UDI/PS...). Le vote blanc et l'électeur blanc sont présentés sous un jour favorable puis, quand on arrive à la question de la prise en compte comme suffrage exprimé, patatras ! le rideau se ferme, la réponse est catégorique et négative.

Voilà pourquoi nous avons mis en perspective ce discours de sciences humaines au ras des pâquerettes avec une autre émission de France Culture, qui avait eu lieu la veille (vendredi 22 août): Michel Onfray répondant à des questions à l'université populaire qu'il a créée. Il ne parle pas de vote blanc mais de démocratie représentative et des votations en Suisse. C'est nettement plus enrichissant que la resucée de l'argumentation du ministère de l'intérieur que nous a servie le samedi la station de Radio France.

Lire notre mise en abyme.


* Céline Braconnier, politologue spécialiste de l'abstention des 'mal inscrits'; Adélaïde Zulfikarpasic,responsable de sondages et ayant écrit un article au début de ce siècle sur le vote blanc dans Revue française de science politique; Jean-Luc Laurent, député et président du MRC, micro-parti créé par Jean_Pierre Chevénement.





 

COURTELINE
DANS LE BUREAU DE VOTE


Une loi inutile entraîne forcément des applications ridicules. Voici l’exemple de la préfecture de l’Yonne qui, comme d’autres, s’est crue obligée, pour les européennes de mai, de planifier à l’extrême la comptabilisation des bulletins nuls puisqu’aucun bulletin blanc officiel n’est fourni dans les bureaux de vote.
«  (…) Pour être considérés comme bulletins blancs, les bulletins papier devront respecter le format et le grammage imposés par l'article R. 30 du code électoral, c'est à dire avoir un grammage identique à ceux des autres bulletins de vote compris entre 60 et 80 grammes au mètre carré et être d'un format 148mm/210mm, c'est à dire un format A5.
Les bulletins vierges ne respectant pas ces conditions seront considérés comme nuls...»
Lire le texte intégral

On tombe vite dans l’irrationnel. Pour éviter tout litige au moment des dépouillements, on en arrive à devoir peser le bulletin au gramme près. Le pouvoir a corrigé le tir et cela a été officialisé dans le JO du 1er juin (voir ci-dessous 'Blanc c'est blanc'). Il reste d’autres incongruités qu’ont soulevées d’autres sénateurs mais celles-ci, le ministère ne tient pas à les reconnaître (voir ci-dessous 'Tout va très bien Madame la Marquise').

Le sénateur Jean-Claude Lenoir a soulevé cette question en séance le 28 juillet à la représentante du gouvernement, Laurence Rossignol. Celle-ci a lu une réponse qui nie toute évidence.


Ce qui nous gêne beaucoup plus à l’Association pour la reconnaissance du vote blanc c’est la dernière phrase de l’extrait donné plus haut, tout autant courtelinesque que ce qui précédait, qui continue à dire qu’un bulletin blanc qui répond à tous les critères spécieux énoncés n’est pas nul. Nous affirmons donc : EST NUL TOUT BULLETIN QUI N’EST PAS UN SUFFRAGE EXPRIME.

 
 
LUTTER CONTRE LES IDEES FAUSSES ET SIMPLETTES
 
Les électeurs français n'ont pas trouvé dans les bureaux de vote des bulletins blancs officiels parce que les parlementaires ont considéré que c'était une dépense insupportable pour l'Etat en faillite mais aussi que les électeurs, placés devant une telle tentation, n'y résisteraient pas et en abuseraient au point de mettre en péril notre chère République.
Les électeurs indiens, moins bien protégés que nous par leurs législateurs, ont eu sous les yeux le fruit défendu et pourtant ils s'en sont moins servis que les Français.
 
Les Indiens nous montrent ainsi que le citoyen du XXIè siècle n’est pas l’enfant que notre élite politicienne nous brandit pour ne pas avancer vers une démocratie où le peuple aurait plus de pouvoir. Il a grandi ce citoyen et même si le vote blanc devenait un suffrage exprimé, les électeurs n’y recourraient que s’ils le jugeaient utile et non pour le plaisir de bloquer les institutions.

* 4,04% est la part des bulletins blancs ou nuls. Tant que des bulletins blancs officiels ne sont pas disponibles, on sait que beaucoup d'électeurs ne sont pas au courant de cette distinction 'blanc'/'nul' et il faut donc les associer encore. Mais même si on ne tenait compte que  des bulletins blancs stricto sensu, on  en aurait , largement, deux fois plus en France qu'en Inde (2,78%).
 
797 504
bulletins blancs ou nuls
Désolé, nous continuons à mélanger bulletins blancs et bulletins nuls. Plus de 99% d'entre eux sont, dans l'esprit, des votes blancs. S'il doit y avoir des erreurs, elles peuvent autant être dans deux bulletins différents glissés par inadvertance dans la même enveloppe que dans l'absence de bulletin dans une autre enveloppe parce qu'on a oublié le bulletin préparé à l'avance dans la poche de sa veste.
Si les bulletins blancs sont plus nombreux que les bulletins nuls, c'est que le législateur a décidé, après hésitation, que les enveloppes vides seront des bulletins blancs.
Tous ces bulletins doivent être réunis parce qu'ils connaissent le même sort: la censure. Ils sont tous annulés, donc tous nuls.
 
4,04%
de bulletins blancs ou nuls (et non pas 2,78%)
 
Il y a eu plus de bulletins blancs ou nuls qu'en 2009 (797 504 contre 773 457) mais la part des votants est inférieure que cinq ans plus tôt (4,30%). Cela est dû à une plus forte participation (1,8 million d'électeurs en plus). Pour une élection à un seul tour et à la proportionnelle, ce n'est pas un résultat marginal.


 
 
BLANC C'EST BLANC
 
C'est ce que rappelle le Journal Officiel dans sa proclamation des résultats des élections européennes ce 1er juin.

Les rédacteurs de cette mise à plat des résultats se sont trouvés confrontés au nouveau vote blanc. Si celui-ci n'apporte aucune reconnaissance réelle pour ceux qui le choisissent - voir ci-dessous nos 4 questions - il complique la lecture des votes dits non exprimés. En avril, le député Maurice Leroy et le sénateur Yves Détraigne ainsi qu'en mai le sénateur socialiste Roland Courteau avaient attiré l'attention du ministère sur la complication entraînée par l'absence de bulletins blancs officiels dans les bureaux de vote qui contraignaient les électeurs à confectionner eux-mêmes un bulletin blanc à la bonne dimension. Tout ça pour rester inaudibles mais avoir l'honneur de ne pas figurer dans l'infâme catégorie des bulletins nuls. Le ministère n'a toujours pas répondu.
Le JO fait un premier pas: «Il convient, dans le souci de respecter la volonté du législateur, de regarder comme bulletin blanc tout bulletin de papier blanc, quel que soit son format ou son grammage, dès lors qu’il ne comporte aucun signe de reconnaissance

Tout ceci est une perte de temps. La véritable question à se poser est celle que pose au même ministre le député UMP Guy Teissier. A quand la suite, c'est-à-dire le vote blanc compté comme suffrage exprimé ?
 



TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE

Le ministère de l'intérieur ne veut pas voir la réalité. La première réponse qu'il fait le 17 juillet à deux sénateurs UMP (Bernard Saugey et Michel Savin) montre que la question du vote blanc ne l'intéresse pas. Les deux sénateurs attiraient l'attention du ministère sur les enveloppes vides qui, à des élections comme les municipales ou les européennes où les bulletins sont de format A4, rompent le secret du vote puisque l'on peut voir que l'électeur n'a rien mis. Voici la réponse:
"Les dispositions de l'article 15 du décret n° 2013-938 du 18 octobre 2013 portant application de la loi n° 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral précisent le format réglementaire des bulletins de vote. L'éventuelle gêne occasionnée par la taille du bulletin par rapport à l'enveloppe et les risques portés à la confidentialité du scrutin en cas de vote blanc n'ont jusqu'à présent fait l'objet d'aucun contentieux. Aucun juge administratif n'a été amené à invalider la procédure de vote actuelle au motif d'atteinte à la confidentialité du vote. En conséquence, il n'est pas envisagé de modifier les dispositions de l'article 15 du décret susmentionné."

 

 


Voir le graphique de l'abstention et du vote blanc ou nul dans les 28 pays de l'Union


 
Répartition des votes blancs ou nuls
Européennes 2014

 

 

 
NOUS VOTONS COMME NOS ARRIERE-GRANDS-PERES
 
C'est le 29 juillet 1913 que le code électoral a été modifié pour rendre les électeurs plus autonomes en introduisant dans les bureaux de vote les premiers isoloirs et les premières enveloppes. Mais la mise en pratique a été effective aux mois d'avril et mai, pour les deux tours des législatives de 1914. Nos arrières grands pères ont donc pu voter avec moins de pression. Mais ils n'ont pas été considérés comme des êtres assez responsables pour être dignes de pouvoir déposer un vote blanc qui aurait été intégré aux suffrages exprimés. Le législateur en est resté à la position du monarque absolu Napoléon III de 1852.

Depuis cent ans, rien n'a changé. La Grande Guerre a homogénéisé la France mais un siècle plus tard, si le vote a été étendu à de nouvelles populations (femmes, 18-20 ans, citoyens européens), il n'a pas été approfondi. En 2014, le citoyen ne peut pas faire plus preuve de libre arbitre que ses ancêtres d'avant la boucherie. 



 

LAUREAT DU 4è (2014) PRIX VOTE BLANC
DE LA CRETINERIE D'OR:
CHARB

Compétition serrée cette année qui opposait 8 candidats. Charb l'a emporté d'une courte tête mais il décroche le titre. Il a battu de justesse le sénateur Michel Mercier: «Les bulletins blancs, ce sont des histoires à la noix de coco montées en épingle par des ratiocineurs incapables de se faire élire !»  débat en commission au sénat, 5 février 2014.
Mais cette sortie au sénat étant plus burlesque que réfléchie et l'UDI ayant été primé en 2013, la victoire de Charb satisfait finalement tout le monde. 


QUAND UN BEAUF SE DONNE DES AIRS DE LIBERTAIRE,

IL SIGNE CHARB
 

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.

Cliquer sur l'image pour accéder au document initial. Le dessin montre bien le sort réservé au vote blanc, même après la réforme du 1er avril.


Autant nous partageons sa critique sur la soi disant reconnaissance du vote blanc que nous ont vendu l'UDI et le PS qui prend les électeurs pour des imbéciles, autant on retombe dans les pires clichés que l'on a entendus aussi bien du côté du PS que du côté de l'UMP ces dernières années, quand il se croit obligé de jouer les avant-gardistes qui ont tout compris et de mépriser le vote blanc - qui ne lui a rien demandé - en tant qu'expression de démissionnaire.
Notre réponse à Charb
, la liste des autres concurrents et les vainqueurs précédents.


 

  

 

C'est ce qui pourrait arriver en France

PRIMAIRES AU NEVADA

LE VOTE BLANC L'EMPORTE MAIS UN CANDIDAT EST VAINQUEUR


Le mardi 10 juin ont eu lieu dans chaque parti les primaires pour désigner le candidat à l'élection du gouverneur qui se tiendra en novembre. Côté Démocrates, les électeurs n'ont pas été convaincus par les personnalités présentées et le vote blanc (NOTA - None of the above) est arrivé en tête: 21 718 voix contre 17 950 pour le premier arrivé en tête, Bob Goodman. C'est pourtant lui qui représentera les Démocrates en novembre parce que si l'option NOTA est présente sur le bulletin, c'est un suffrage non exprimé. Comme en France. Voilà pourquoi c'est ce qui pourrait se produire chez nous, le vote blanc en tête mais un candidat ayant moins de voix élus.

Les Républicains avaient été eux-aussi victimes de ce vote NOTA dans des élections partielles et c'est la raison pour laquelle ils avaient essayé en 2012 de supprimer cette option. Mais les juges avaient donné raison au vote NOTA. L'Etat du Nevada est le seul des Etats-Unis depuis 1976 à autoriser que l'option NOTA figure sur les bulletins. Suite à cette mésaventure démocrate, si ce parti se joint aux Républicains pour faire disparaître NOTA, son existence sera peut-être vraiment menacée.

Lire nos informations sur l'action du Parti Républicain en 2012 contre l'option NOTA.






Election présidentielle en Colombie

LE PRESIDENT REELU A LA MAJORITE ABSOLUE
MALGRE LE VOTE BLANC PRIS EN COMPTE

La Colombie est un des pays où le vote blanc est un suffrage exprimé. A l'élection présidentielle du mois de juin, on a compté 5,99% de bulletins blancs au 1er tour et 4,03 au second.



Juan Manuel Santos, réélu président le 15 juin


D'habitude, moins il y a de candidats en lice, plus le vote blanc est élevé. S'il baisse ici alors que la participation a fortement augmenté entre les deux tours, c'est peut-être parce que l'enjeu était suffisamment clair pour qu'un plus grand nombre d'électeurs juge nécessaire de donner sa voix à un candidat. Mais il y a aussi le fait que le vainqueur n'a pas besoin d'avoir la majorité absolue pour être élu. Le vote blanc n'a un rôle de vote sanction que lorsqu'il est supérieur aux scores des candidats en lice; ce qui n'était pas envisageable dans cette consultation. Ainsi, l'Association pour la reconnaissance du vote blanc estime qu'il faut réfléchir à quel niveau raisonnable - aussi bien pour les électeurs que pour les candidats - se situerait en France le seuil à partir duquel une élection devrait être recommencée.

Informations sur le vote blanc en Colombie
 



 

Désolés !

Il est regrettable que Jean-Louis Borloo soit obligé d'abandonner sa carrière politique pour des raisons de santé. Mais nous ne pourrons pas le regretter. C'est lui qui a largement poussé à la roue pour enfumer l'opinion avec une soi disant reconnaissance du vote blanc, vraie revendication des centristes depuis longtemps. Il a rejoint le Parti socialiste pour crier à la grande victoire démocratique au moment de l'adoption de la distinction entre bulletins blancs et nuls.

Séduit par Bruno Gaccio, il a fait retourner la veste à tout son camp, pour la gloriole de son enfant:  l'UDI. Nous espérons que le nouveau responsable de la formation centriste saura faire autre chose que de l'esbroufe.



 

UN PAS EN AVANT, UN PAS EN ARRIERE

Christophe Barbier, le sémillant rédacteur en chef de l'Express, reconnaît que la réforme qui se prépare longuement au parlement ne changera rien. Il est catégorique: ce qu'il faut, c'est un vote blanc intégré aux suffrages exprimés. Nous ne pouvons que l'applaudir, d'autant plus qu'il est bien rare dans la catégorie des éditorialistes médiatiques d'en voir un tenir ce discours. Malheureusement, Christophe Barbier, sentant qu'il 'faute' aux yeux de sa profession en s'engageant ainsi, essaie de se rattraper en parlant de vote obligatoire. Astuce souvent employée, notamment chez les hommes politiques. François Bayrou, par exemple, défenseur du seul vote blanc en 2002 et 2012, s'était cru obligé de recourir à ce matelas en 2007. Voici ce que nous lui avions alors écrit, et que l'on pourrait encore écrire à Christophe Barbier: 

"En revanche, la verrue qui vient très récemment de pousser sur le vote blanc est plus inexplicable (...) Monsieur Sarkozy avait depuis longtemps pris les rênes de son camp par des propos autoritaires, notamment au sujet des banlieues. Vous vous êtes donc dit que les Français voulaient un Etat ‘père fouettard’ et que vous deviez vous aussi durcir vos positions. Mais les idées, entrent-elles dans la catégorie des dommages collatéraux ? Vote blanc et vote obligatoire sont antinomiques. L’UDF a défendu le vote blanc parce que c’est enfin donner toute sa place aux électeurs lors du vote en leur permettant de contester les partis politiques s’ils le jugent nécessaire. Les citoyens deviennent des êtres responsables qui peuvent se dégager de la tutelle intellectuelle de l’élite politique. C’est enfin retrouver les valeurs de la république de 1793 et de 1848. Cela allait parfaitement avec votre contestation de la bipolarisation. Alors que le vote obligatoire, lui, replonge l’électeur dans la servitude. L’abstention est un signe sur le niveau de qualité du débat. Si elle augmente, il faut proposer des programmes et des candidats de meilleure qualité ; si elle baisse, tant mieux pour tout le monde. Voilà comment il faut traduire également le vote blanc. Le vote obligatoire, lui, n’a pour seul objectif que de cacher la triste réalité pour ne pas perturber la routine des partis."

Lire l'intégralité de cette page
 

 


 

Quand il était ministre de l'intérieur

MANUEL VALLS NE CONVAINCT PAS

Le ministre de l'intérieur a répondu récemment à des députés s'interrogeant sur le sort à venir du vote blanc. Il s'appuie sur la modification en cours pour dire que tout va bien. Mais ceux qui ne se laissent pas attraper par des mots creux comprennent qu'on se moque du monde en haut lieu. Voici les deux exemples.

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1er exemple

Le 9 juillet, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a répondu au député UMP Pierre Morel-A-L'Huissier, qui lui demandait des précisions sur la mise en oeuvre de la mesure à venir sur le vote blanc (lire l'échange entre les deux hommes).

Le ministre rappelle donc que le vote blanc sera séparé des bulletins nuls (!?!) mais qu'il restera un suffrage non exprimé. Pourquoi cette dernière restriction ? Pour sauver la vie démocratique en France bien entendu ! Pensez donc, si le vote blanc était un suffrage exprimé, il empêcherait lors des élections à la proportionnelle les petits candidats de décrocher des sièges. Il en deviendrait même anticonstitutionnel ! Quel danger quand on sait qu'en France il n'y a aucune élection à la proportionnelle, hormi les Européennes !!

Et aux municipales, toujours selon le ministre, les mêmes petits partis accèderaient plus difficilement au second tour. On en verse une larme tellement on est attristés. Il suffirait juste de changer la politique des seuils pour que le PS se montre enfin vraiment soucieux de l'expression des plus petits que lui. Et à partir de là le vote blanc ne représentant plus pour eux le moindre problème, il pourrait devenir 'exprimé' et en cela le ministre de l'intérieur honorerait le principe républicain: 1 homme, 1 voix !

L'hypocrisie est un vilain défaut M. le Ministre. Cacher ce sein parce qu'il obligerait les principaux partis à changer plusieurs mauvaises habitudes en détournant l'attention sur une soi disant défense des petites formations, ce n'est pas digne d'un grand chef d'Etat.

2nd exemple

LE VOTE BLANC, REGULIER MAIS CENSURÉ

Au mois de mai, le ministère de l'intérieur a répondu à la question écrite d'un député UMP, Jean-Claude Mathis, qui attirait son attention, en octobre de l'an dernier, « sur les attentes d'un certain nombre de nos concitoyens concernant la prise en compte du vote blanc.» Le ministère profite de la proposition de loi de l'UDI, en cours de validation - voir plus bas - pour répondre que tout va bien. Il parle de vote irrégulier pour le vote nul et de vote citoyen pour le vote blanc. Si le vote blanc est dans les règles, régulier, s'il est considéré comme membre de la cité, pourquoi n'est-il pas comptabilisé à égalité avec les votes nominaux ? Le ministère saute cette partie de l'argumentation dans sa réponse pour arriver au fait de censure: « il n'est pas envisagé de les prendre en compte pour la détermination des suffrages exprimés ». CQFD






 

NOUS PREFERONS TOUJOURS JOEY STARR A BRUNO GACCIO

Nous n'approuvons pas le fait que Joey Starr ne soit pas allé voter à la présidentielle de 2012. Mais au moins il persiste dans sa demande d'un vote blanc reconnu: "Si on pouvait faire en sorte que le vote blanc soit comptabilisé pour la prochaine présidentielle..." (RMC, émission Les Grandes Gueules, 25 juin 2013). On est persuadé que derrière le verbe 'comptabilisé' se cache la volonté d'obtenir un vote blanc intégré aux suffrages exprimés et non pas le seul décompte de bulletins blancs toujours censurés comme le réclamait Bruno Gaccio et que sont en train de réaliser les parlementaires. Ainsi, comme nous l'avons souvent clamé depuis l'année dernière (voir les informations sur la présidentielle 2012 sur la page d'accueil), nous préférons Joey Starr à Bruno Gaccio.

Ecouter l'appel à la prise en compte du vote blanc:

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