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Le 22 avril 2007 LES INDECIS VOTERONT POUR UN CANDIDAT ET LE VOTE BLANC EXPRIMERA UNE OPINION REFLECHIE A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les sondages nous disent qu’un grand nombre d’électeurs potentiels ne sont pas certains de leur vote. Le CEVIPOF a fait une enquête, à la fin de l’année 2006, sur cette catégorie de citoyens. Il y a ceux qui s’abstiendront, ceux qui finalement choisiront et ceux enfin qui recourront au vote blanc.

C’est à ce titre qu’Anne Muxel, chercheuse au CEVIPOF, consacre quelques lignes au vote blanc (voir le lien à la fin de ce texte). Il n’est toujours pas question de laisser entendre qu’un vote responsable est censuré à travers le vote blanc. Le CEVIPOF est trop inféodé au pouvoir pour se le permettre. Si on a le sens de la persécution, on pourra toujours interpréter certaines lignes comme une critique sans appel de ce type de vote. Les citoyens qui déclarent envisager de voter blanc ont, à l’égard de la gauche et de la droite pour gouverner le pays un regard ‘pessimiste’, ‘négatif’, ‘sceptique’. La démocratie repose sur l’esprit critique mais le vote blanc pour nos universitaires reste un mauvais esprit. En refusant ce clivage gauche/droite l’électeur ‘blanc’ aurait « un positionnement moins structuré que les électeurs portant leur choix sur un candidat ». Cette réflexion a été faite avant l’ascension en flèche du candidat Bayrou. Ceux qui voteront pour lui recevront-ils en cadeau l’épithète ‘peu structurés’ ? La hauteur de son score tranchera sans doute. En tant que commentateurs de l’analyse faite de l’enquête, soyons positifs et notons les qualités enregistrées en faveur du vote blanc : contrairement aux abstentionnistes, les électeurs ‘blanc’ sont ‘plus politisés’, plus ‘protestataires’ « et leur implication politique tend à se rapprocher de celle que l’on constate parmi les Français exprimant une intention de vote pour un candidat». Les femmes (avenir de la France) sont plus nombreuses à déclarer voter blanc, les jeunes et les seniors (la fougue et l’expérience) se distinguent par ce choix. On peut donc tout faire dire aux chiffres. Nous sommes d’accord sur le fait que le vote blanc n’atteindra pas les 10% le 22 avril. « La tentation abstentionniste difficile à avouer » se sera finalement démasquée dans une abstention avérée ou aura été traduite par un vote extrémiste ; « la part d’indécision d’aller voter » aura abouti à un vote rassurant, celui pour un candidat favori ; restera dans le vote blanc le 22 avril au soir « une réelle signification politique et un désaveu face aux candidats en lice ». CQFD. Un candidat l’emportera grâce aux suffrages d’indécis et le désir de qualité restera ignoré. Merci au CEVIPOF d’apporter une touche scientifique à ce que l’on savait déjà. http://www.cevipof.msh-paris.fr/bpf/barometre/vague3/v3-synthese/AM-rapport_BPF_V3.pdf
Date de création : 11.04.2007 @ 13:27
Dernière modification : 18.06.2007 @ 22:56
Catégorie : Analyses et prises de position
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