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UN JEUNE CANADIEN DECOUVRE L’INJUSTICE FAITE AU VOTE BLANC Aaron Braaten habite l’Etat de l’Alberta au Canada. En mars 2008, à la veille d’élections dans l’Etat, il découvre qu’on ne peut pas dire que l’on est satisfait par aucun des candidats. Il s’en indigne, ce qui est une saine réaction. (http://www.grandinite.com/2008/03/02/albertas-election-flawnone-of-the-above/) « J’appelle au boycott de ce vote. Un grand nombre d’électeurs est obligé de voter contre son for intérieur et doit choisir un candidat, quand, en réalité, ‘pour aucun d’eux’ obtiendrait sûrement plus de sièges que le NDP. Ainsi, si un récent sondage a montré que beaucoup d’habitants de l’Alberta croient que le vote ‘none of the above’ ne manquera pas de tenir ses promesses électorales, est-ce possible pour nous de voter ‘none of the above’ ? Non, sûrement. Je ne suis pas assez expert dans les subtilités de l’élection en Alberta, je crois qu’il n’est pas possible de cocher une case spéciale ‘none of the above’ sur nos bulletins. Une recherche sur le site de l’élection n’a donné aucun résultat et l’Alberta ne semble pas faire partie de ces régions du monde où les électeurs peuvent exprimer leur mécontentement. C’est l’élection des promesses brisées parce que vous savez très bien qu’aucun de ces partis ne tiendra les promesses que CBC a pistées. LE VOTE BLANC MOINS FORT QUE LE VOTE ‘NONE OF THE ABOVE’ En principe, le consentement dans le processus électoral inclut la possibilité de ne pas accorder ce consentement, alors pourquoi sommes-nous dans l’Alberta obligés de voter pour le moindre des plusieurs maux, violant ainsi notre conscience ? Cela met en lumière un petit détail que certains oublient : c’est une élection forcée. Ce n’est pas forcé dans le sens où nous serions regroupés et emmenés dans les bureaux de vote où un garde observerait notre votre, dans notre dos, une arme à la main. Non, c’est un vote forcé parce qu’en l’absence d’un débouché valide pour le mécontentement des électeurs, ceux qui se retrouvent ainsi privés de leur droit civique ont le choix entre trois possibilités : 1. Ne pas aller voter 2. Déposer un bulletin non valide ou voter blanc 3. Se boucher le nez et voter pour le moins pire des candidats Sûr, un vote blanc est une forme de vote d’abstention, mais il n’envoie pas le même message qu’un ‘none of the above’. Tout au long de cette campagne électorale, on nous a parlé d’une partie importante de l’électorat composée d’électeurs du Parti conservateur privés de leur droit de vote et susceptibles de ne pas aller voter et de rester chez eux parce qu’ils ne peuvent pas se résoudre à voter Ed Stelmach (1) pas plus qu’ils ne peuvent se résigner à voter pour un autre candidat. Certains donneront leur voix à la Wild Rose Alliance. Mais à eux seulement. A cause de cette absence d’alternative valide, beaucoup de gens seront obligés de voter pour le statu quo, tandis que d’autres, voulant trouver un débouché à leur vote, apporteront leur voix aux Libéraux ; aux Verts ou à la Wild Rose Alliance. De la sorte, nous sommes obligés de donner notre aval à un parti en qui nous ne consentirions pas en temps normal. Une bonne partie des électeurs vote en contradiction avec leur conscience par une simple erreur d’omission : l’impossibilité de cocher une case ‘none of the above’. Avec la loi actuelle, de tels votes seraient comptabilisés comme des votes nuls alors qu’en fait ils sont l’expression de la véritable intention de l’électeur. Et je dirai que c’est cette absence qui multiplie l’apathie et le mécontentement chez les électeurs. Si vous votez pour un parti seulement parce qu’il n’y a pas d’autre alternative ou parce que vous voulez émettre un vote protestataire, vous risquez de violer vous-même votre conscience. Au lieu de faire ceci, essayez de voter ‘none of the above’. C’est simple. Vous ne déposez pas un bulletin blanc. Vous ne rendez pas nul votre vote. Ecrivez juste ‘none of the above’ dessus. C’est la plus oubliée des options de l’élection. Ah, une parenthèse, les Verts sont les plus favorables pour faire passer une loi en faveur des ‘none of the above’ dans l’Etat. » (1) Ed Stelmach est devenu premier ministre de l’Alberta en décembre 2006.
Date de création : 20.09.2008 @ 23:11
Dernière modification : 20.09.2008 @ 23:13
Catégorie : Le vote blanc à l'étranger
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