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VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

« Celui qui est convoqué n'a plus à se demander : ‘’Que voulait-on de moi, en m'appelant?'
—mais bien : ‘’Que veux-je, maintenant que je suis présent à l'appel ?’»

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Le vote blanc en 2014

Municipales

1er tour: 1 596 240 (5,49%)

2nd tour: 0 407 016 (3,58%)

Européennes

2014: 0 797 504 (4,04%)
2009: 0 773 457 (4,30%)
Sénatoriales:
1er tour (62 départements
et territoires) 1,57%
2nd tour Départements
scrutin majoritaire (17): 2,52%

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2è tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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Congrès du Parti socialiste

Le maire socialiste de Brest a voté blanc.

"Le vote blanc est à mes yeux le seul sens dans un parti qui n'en a plus"


Béatrice Le Grand
François Cuillandre, maire socialiste de Brest. Photo : Béatrice Le Grand


François Cuillandre, qui ne se reconnait plus « dans le fonctionnement d'un parti (...) qui a perdu la boussole », votera "blanc" à l'élection du nouveau premier secrétaire du parti socialiste.

Le maire socialiste de Brest François Cuillandre, qui avait voté pour la motion Delanoë avant le congrès du parti, a écrit aux militants socialistes qu'il voterait "blanc". « Je ne me reconnais plus dans le fonctionnement d'un parti, auquel j'ai adhéré il y a 30 ans, et qui aujourd'hui a perdu la boussole », déclare-t-il dans une lettre adressée aux militants socialistes du Finistère. « J'ai voté la motion A (Delanoë). Je dois constater qu'aujourd'hui, elle n'existe plus. (...) Dans ces conditions, le vote blanc est à mes yeux le seul sens dans un parti qui n'en a plus, dans le respect de ce que j'ai défendu dans les débats du congrès. Après la tragédie, je refuse de participer à la comédie », conclut le maire de Brest.

                                             Ouest-France   19 novembre 2008

 

 

Portrait

François Cuillandre (PS), un maire 100 % local



 
         
 
François Cuillandre, le maire de Brest, s'est replié sur la gestion de sa commune et revendique son choix.
AFP/EMMANUEL PAIN
François Cuillandre, le maire de Brest, s'est replié sur la gestion de sa commune et revendique son choix.





 
 

Reconstruite au début des années 1960, la mairie de Brest, grosse caserne posée sur un parvis minéral, domine la rade et le "château" où siège la préfecture maritime. Dans cette ville qui ne s'appartient pas tout à fait tant les propriétés foncières de la marine y sont nombreuses, cette prééminence architecturale a son importance.



 
 
 

Du haut de son "beffroi", face à la rade, le maire François Cuillandre, 54 ans, élu en 2001, réélu en 2008, s'amuse à l'évocation de cette petite guerre typiquement brestoise entre la marine - autrement dit l'Etat - et la ville. "Cette mairie monumentale, explique-t-il, témoigne d'un passé où la marine exerçait un vrai monopole sur la ville. Symboliquement, il fallait que la maison du maire domine celle du préfet maritime. Nous n'en sommes heureusement plus là."

Le cheveu frisé dru et long, style Kersauson - "Un ami et un excellent ambassadeur pour la ville" -, la chemisette blanche façon entraîneur de foot, un sport qu'il a pratiqué comme milieu de terrain à l'AS conquétoise, l'élu socialiste cultive un style 100 % local.

A-t-il vraiment le choix ? Visiblement, l'éloignement n'incite pas à l'indulgence. Brest est "au bout du monde" et M. le maire a la dent dure. Sans complexe, il laisse libre cours à son désamour à l'égard d'un parti, le PS, auquel il a adhéré à 22 ans, en 1977, malgré un milieu familial pas franchement marqué à gauche.

Ecole, collège et lycée privés, "mais en Bretagne, ce n'est pas très discriminant", puis fac de droit et Sciences Po, un père dans la marine marchande, un grand-père marin pêcheur au Conquet, l'île de Molène, proche d'Ouessant, comme berceau familial, aujourd'hui son refuge estival. "Ma famille était plutôt centriste", résume le maire qui rappelle qu'"en Bretagne, la démocratie-chrétienne a été le creuset de la social-démocratie".

Le PS donc, un sujet qui rendrait presque bavard cet élu un peu taiseux : son climat "détestable", sa campagne européenne "illisible", son "absence de positionnement", ses guerres internes "ridicules", son "conglomérat de courants", ses primaires "déjà mal barrées". François Cuillandre n'en a pas honte : pour ne pas désespérer l'électeur, il a érigé "un cordon sanitaire" entre le parti et sa ville.

Ça tombe bien, les vedettes socialistes ne se bousculent pas à Brest, dernière station avant l'Amérique. En période de repli général, cette géographie si particulière, "qu'on ne changera pas", n'a pas que des désavantages...

 

"SOLFÉRINO, C'EST TRÈS LOIN"

 

François Cuillandre est pourtant issu du sérail socialiste. Il a été chargé de mission au cabinet de Louis Le Pensec, ministre des DOM -TOM dans le gouvernement de Michel Rocard, en 1988, puis, de 1990 à 2000, premier secrétaire de la fédération socialiste du Finistère. Aujourd'hui, il se recentre sur les dossiers de sa ville et de la communauté urbaine qu'il préside : le tramway, dont les travaux vont commencer cet été, les différents chantiers de rénovation urbaine qu'autorise la cession progressive des terrains de la marine.

A Reims, lors du dernier congrès socialiste, il a voté blanc et l'a fait savoir, refusant de choisir entre Martine Aubry et Ségolène Royal. Son choix s'était porté sur Bertrand Delanoë. La dérobade de ce dernier dans la dernière ligne droite l'a, rumine-t-il, "énormément déçu". Il s'est du coup éloigné d'un appareil qui, de toute façon, ne lui demandait rien. "Solférino, c'est très loin", murmure-t-il. Il n'est pas non plus député : élu en 1997 "dans l'une des circonscriptions les plus à droite de France", il a, comme beaucoup d'autres socialistes, été balayé aux élections législatives de 2002.

"Je sais que le PS ne peut pas se réduire à une addition de baronnies locales, admet-il. En même temps, ça ne m'intéresse plus d'être dans l'opposition. Je préfère faire avancer la ville." Il poursuit : "Brest bouge, les cessions de foncier offrent des opportunités formidables pour sortir de la monoactivité. A la pointe Bretagne, on n'a pas le choix : soit on bouge, soit on meurt."

Christine Garin

Date de création : 22.11.2008 @ 23:58
Dernière modification : 30.05.2011 @ 11:00
Catégorie : - Le monde politique et le vote blanc
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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc 2014 de la Crétinerie d'Or.

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Connaître tout sur le prix

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres
Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Notre bibliothèque


Le livre défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Il démontre que cette évolution est indispensable dans une démocratie qui se veut moderne.
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Comme le volume 1, ce volume défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Notre république se dit laïque mais c’est une laïcité chrétienne. L’acte électoral est sacralisé et l’électeur profane ne peut y accéder qu’en respectant des formes précises. Le vote blanc qui est une tentative de certains électeurs de s’approprier ce moment démocratique est rejeté parce que sacrilège.
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Bulletins blancs

de Olivier Durand

206 pages
 

 Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger. Présentation

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  A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ?
Sous la direction de Olivier Durand     préface d'André Gerin

Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

Préface du livre

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Pour un suffrage vraiment universel

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Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

Notre analyse du système démocratique présenté dans le roman:


Long résumé du roman: