Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

« Celui qui est convoqué n'a plus à se demander : ‘’Que voulait-on de moi, en m'appelant?' mais bien : ‘’Que veux-je, maintenant que je suis présent à l'appel ?’»   Max Stirner L'Unique et sa Propriété

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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats

Edition 2017

Lauréat collectif. C'est le slogan "Voter blanc, c'est voter Le Pen" de l'entre-deux-tours de la présidentielle.

abstentionlepen.jpg

« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter pour Marine Le Pen » Manuel Valls BFM.TV 27 avril 2017
« C'est très grave de voter blanc. » Jean-Pierre Raffarin BFM TV
« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter le Pen. » François Bayrou BFM TV 24 avril 2017
« L'abstention ou le vote blanc, c'est un coup de pouce à Mme (Marine) Le Pen », Alain Juppé sur son blog intitulé "Non!".
« Voter ni Macron, ni Le Pen, c’est voter Le Pen » Jean-Christophe Cambadelis 27 avril 2017

Non Messieurs, voter blanc, c'est voter en conscience, pour des convictions, ici contraires autant à celles de Marine Le Pen qu'à celles d'Emmanuel Macron. Pointer du doigt des électeurs en caricaturant leur vote c'est rendre un mauvais service et accélérer le processus que l'on dit combattre.

 

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 0 513 344 (2,21%)
2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Bons conseils

SAUVÉS DE L'OUBLI !

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Retrouvez les photos de bulletins annulés de Ludovic Lacreuse

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

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Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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MECONTENT, MAL INFORME OU DESINTERESSE ?
 
COMPRENDRE LE VOTE ‘POUR AUCUN DES CANDIDATS’
 
 
Un politologue de l’université de Las Vegas, David Damore, a travaillé sur les votes NOTA au Nevada, seul Etat des Etats-Unis qui compte les bulletins ‘NOTA’ sans les intégrer dans les suffrages exprimés. Voici la traduction de cet article.

 
 
L' abstention, le vote partiel[1] (roll-off) et les votes annulés composent la classe des non-votes qui constitue une partie du signal que les élections envoient au système politique. Déjà, les signaux exacts que ces non-votes transmettent ne sont pas clairs parce qu’ils peuvent provenir de motivations variant de l’aliénation, à l’ennui ou à la confusion. Ainsi, alors que dans le système représentatif le processus électoral est le principal moyen par lequel les préférences des citoyens sont injectées dans le système politique, ce ne sont pas tous les citoyens qui choisissent de participer. Beaucoup optent pour l’abstention de vote. D’autres supportent les coûts de disparaître des registres en n’ayant pas coché un vote pour toutes les consultations figurant sur le bulletin, tandis que d’autres, intentionnellement ou non, annulent leur bulletins et ainsi ne déposent pas un vote valide.



 
Des recherches antérieures suggèrent que ces comportements, que nous définissons comme non-votes, sont compatibles avec de multiples interprétations. L’abstention peut représenter un désintérêt pour la politique, une indifférence (cf Adams, Dow, et Merill 2006). L’abstention peut aussi être guidée par des perceptions de compétitivité (cf Pattie et Johnston, 2001) ou refléter un manque d’information sur les enjeux (cf Bowler, Donovan et Happ, 1992). On peut concevoir, aussi, que le vote partiel est une conséquence du mécanisme de vote en cours (Nichols 1998 ; Knack et Kropf 2003). Plusieurs de ces points s’appliquent également aux bulletins intentionnellement annulés (Uggla, 2008). Du point de vue de l'évaluation de la santé de la démocratie électorale, certaines de ces motivations peuvent être plus nuisibles que d'autres. En particulier, la désaffection répandue et persistante pour la politique électorale, quoique manifestée, peut indiquer des préoccupations plus larges quant à la légitimité des accords politiques existants et la volonté des citoyens de consentir à ces institutions (cf, Harrop and Miller 1987, 258-59). Pour les citoyens, leurs points de vue peuvent être sujets à interprétation: ils peuvent être vus comme beaucoup moins satisfaits ou bien plus satisfaits que c'est effectivement le cas. L'ambiguïté entourant le non-vote a conduit certains réformateurs à plaider pour l'inclusion d'une option «pour aucun des candidats» (vote blanc) sur le bulletin de vote.
En offrant aux électeurs une telle opportunité, il est en principe possible pour ceux-ci d'envoyer un signal clair de mécontentement ou de protestation. Pour cette raison, le vote NOTA pourrait être un non-vote non plus significatif que l'abstention, la non-inscription, ou le gribouillage de son bulletin.
En dépit de son utilité potentielle, transnationale, il y a seulement une poignée de pays qui utilisent des versions de l'option NOTA et à quelques exceptions près (par exemple, Weinberg, Linderman et Kawar 1982; Zulfikarpasic 2001), il n’existe presque aucune étude systématique de son utilisation. Dans le contexte américain, de nombreuses juridictions ont proposé l’option NOTA, mais seul le Nevada le met en œuvre depuis 1976. Le Nevada présente donc pour nous un excellent laboratoire de la démocratie pour évaluer cette expérience d’option de vote supplémentaire et nous permet de le distinguer des autres types de non-votes qui ont eu droit à une attention plus grande dans la littérature scientifique.
La suite de l’article est divisée en quatre parties. Dans la partie suivante, nous explorons le sens de l’option ‘NOTA’ en développant des explications concurrentes de la façon dont les électeurs peuvent approcher ce choix. A partir de cette discussion nous développons ensuite une série d’hypothèses qui nous permettra d’établir des fils conducteurs. Dans la partie empirique de l'article nous présentons des évidences en utilisant les données de toute l'histoire de la pratique de l'option dans le Nevada lesquelles révèlent que beaucoup d’opinions communément admises sont incorrectes. Plus précisément, nos résultats suggèrent que le vote NOTA n’est ni en corrélation avec le taux de participation accrue ni n’érode le soutien pour les candidats des partis mineurs. Plus généralement, nos résultats sont cohérents avec l'idée que les résultats du vote NOTA proviennent d’une information insuffisante et c’est plus marqué pour les élections moins importantes et c’est lié à la mauvaise inscription. Dans le même temps, nos résultats apportent un certain soutien à l'argument selon lequel l’option ‘NOTA’ est une forme de protestation résolue car elle augmente lorsque le choix proposé aux électeurs est plus limité et, de façon plus significative, elle devient plus importante aux élections générales qui enregistrent les plus fortes participations. L'article conclut en expliquant comment nos efforts informent le débat sur l'efficacité du vote NOTA.
 
NOTA sur les bulletins
 
Comme nous l'indiquons ci-dessus, l'abstention - sous la forme de celui qui ne participe pas à une des consultations ou qui griffonne son bulletin - envoie un message ambigu au système politique - approche soutenue par les différentes motivations accordées à ces comportements selon la littérature scientifique. En revanche, le vote NOTA peut permettre de mieux cerner l'intention des électeurs en comparaison aux autres types de non-votes. Cependant, en raison de la pénurie de bourses d'études examinant l'utilisation du vote NOTA dans la pratique, il y a peu d'indications pour conceptualiser le sens du vote NOTA au-delà de la couverture médiatique ou de spéculations autour des propositions pour mettre en œuvre cette option dans différentes juridictions.
Par exemple, les partisans de la proposition 23 en Californie, pour la mise en œuvre du vote NOTA dans cet état, affirmèrent que "ne pas voter ne vous permet pas d’être entendu, il vous fait juste étiqueter comme apathique» et qu’ils voteraient s’ils avaient le choix entre voter pour un candidat digne, ou voter pour NOTA lors d'une élection où aucun des candidats n’est digne (secrétariat d’Etat de Californie, 2000).
Un exemple anecdotique soutient l’idée que l’électeur NOTA envoie un message clair, glané dans les paroles d’un électeur mécontent : « Il suffit de regarder le choix de cette année. Si les candidats et leurs supporters croient qu’on peut choisir :
1. Entre un menteur avide, égoïste, incompétent et paresseux, à l'éthique douteuse,
2. Entre un menteur en qui nous ne pouvons pas faire confiance à cause de son casier judiciaire et une personne qui se trouve sur son dossier.
3. Entre un complice à la fraude fiscale pénale et un militant de la corruption.
4. Parmi plusieurs vicieux, contraires à l'éthique et menteurs égoïstes et les partisans obsessionnels du contrôle d'autres menteurs également vicieux, incompétents. Les campagnes négatives ne sont pas nouvelles. Toutefois, avec l'amélioration de la télé, elles semblent plus vicieuses. Le résultat net est l'apathie des électeurs. Aucune de ces réponses n’apporte une amélioration chaque année. » (Lettre de William C. Stapp, Las Vegas Sun, 6 novembre 1998).
Avec l'option NOTA, les électeurs comme M. Stapp peuvent signaler sans ambiguïté leur insatisfaction à l'égard des solutions de rechange qui leur sont soumises d'une manière que les autres types de non-votes ne pourraient pas transmettre. Dans le même temps, le vote électronique NOTA présente un casse-tête pour les explications habituelles du comportement électoral. Contrairement aux électeurs qui s'abstiennent, mais qui s'apparentent aux électeurs qui ne prennent pas part à toutes les consultations ou qui griffonnent leurs bulletins de vote, le vote NOTA oblige les électeurs à surmonter les frais d'inscription et de participation. Cependant, contrairement aux électeurs qui votent de façon partielle ou qui produisent des bulletins de vote annulés, les électeurs qui votent NOTA valident, mais pas pour l'une des options effectives. Au contraire, en choisissant l'option NOTA ils optent pour un vote contre tous les choix proposés. En somme, parce que le vote NOTA suppose que les électeurs consentent à la légitimité du processus électoral, ils sont prêts à assumer les coûts de leur participation électorale, puis à avoir la franchise de communiquer leur mécontentement, la présence d'une option NOTA peut permettre aux élections de fonctionner comme plusieurs signaux d'information des électeurs dans le système politique.
Les partisans du vote NOTA font également valoir que permettre aux électeurs d'utiliser les élections pour signaler la désapprobation peut favoriser la santé démocratique d'au moins deux façons. Tout d'abord, pendant le débat sur la mise en œuvre du vote NOTA à l'Assemblée législative du Nevada, les promoteurs ont présenté le dispositif comme la panacée face au faible taux de participation, à la lumière de l'apathie des électeurs et au taux de participation diminuant dans l'ère post-Watergate (O’Connor 1994). Deuxièmement, les défenseurs NOTA soutiennent que la présence de l'option peut améliorer la qualité des campagnes. L’option NOTA peut amener le comportement des candidats à changer parce que ceux-ci, de peur de voir les non-votes trop augmenter, répondront par des campagnes moins négatives et plus substantielles qui - toutes choses égales par ailleurs - peuvent moins dégoûter les électeurs marginaux. Comme l'éditorial du Las Vegas Sun le disait au moment de la proposition dans le Nevada,
 
 
« Sûrement chaque candidat à un poste et chaque élu sortant serait fermement disposé à se conduire correctement, en fonction et en dehors de celle-ci, de manière à éviter un éboulement “d'aucun de ces candidats” le jour des élections. » (Las Vegas Sun, 1975)
 
Tout le monde n’est cependant pas convaincu des avantages de l’option NOTA. Par exemple, en Californie, les ennemis de la proposition NOTA opposent deux arguments. Tout d’abord, ils avancent que l’expérience au Nevada a échoué parce que, « après un bref engouement pour NOTA, les électeurs ont cessé de recourir à cette option et les candidats continuent de se comporter comme avant. » (Secrétariat d’Etat de Californie, 2000). Plutôt que de mobiliser les électeurs intéressés par l'envoi d'un signal de mécontentement à l'égard des choix électoraux, la mise en place de ce processus a été un phénomène de mode, avec des électeurs rapidement retombés dans leurs schémas habituels.
Deuxièmement, les opposants ont fait valoir que l'option "ne ferait que retirer des voix à des candidats qui tentent de proposer des alternatives crédibles aux grands partis" (Secrétariat d’Etat de Californie, 2000). Les petits partis, en particulier, recevraient moins de soutien à cause du vote NOTA, ce qui, de ce fait, compromettrait ou retarderait la chance d'une réforme significative telle que l’évolution vers la représentation proportionnelle. En effet, ces arguments en opposition à la Proposition 23 du référendum local en Californie en 2000 ont été avancés par les partisans du Parti Vert, vraisemblablement concernés par le pourcentage des voix de leur parti préféré. Dans le même temps, l'absence d'une option NOTA peut brouiller l'interprétation électorale pour les petits partis. Les petits partis peuvent déduire les totaux de voix qu'ils sont populaires. Pourtant, si les citoyens votent pour les partis mineures seulement pour protester et non pas parce qu'ils sont d'accord avec le programme du parti, alors une telle conclusion serait erronée. Le peu de littérature portant sur le vote de protestation, le plus souvent dans les systèmes multipartis (e.g., Bergh 2004; Bowler and Lanoue1992), présente une telle dynamique. Plus précisément, cette recherche rattache le vote protestataire aux ‘partis protestataires’ souvent ceux à l'extrême droite du spectre idéologique (Iganazi 1992; Riedelsperger 1998) ou qui sont perçus comme ayant peu de chance de gagner en influence (Anderson et Tverdova 2001; Bergh 2004; Bowler et Lanoue, 1992). Parce que ces partis sont considérés comme des réceptacles aux votes de protestation et manquent donc de vrais supporters, ils peuvent être et sont souvent relégués comme peu significatifs (Bergh, 2004).
Dans le cadre du bipartisme, un vote de protestation nécessite soit une action ambiguë (c'est à dire, l'abstention ou l’annulation volontaire de son vote) ou voter contre son parti préféré (Bowler et Lanoue 1992) par un vote négatif (Kernell 1977; Fiorina 1981) action qui a pour conséquence perverse de contribuer à faciliter l'élection d'un candidat encore moins désiré. Si le choix d’un petit parti est disponible et est effectué, alors la volonté des électeurs protestataires est d'autant plus compromise que le message qu'ils envoient est à la fois floue et susceptible de siphonner les voix de leur parti de prédilection.
Brouiller les cartes est en outre un ensemble d'arguments selon lequel le vote NOTA a beaucoup à voir avec une information électorale limitée. Autrement dit, la discussion qui précède découle d'une interprétation du droit de vote NOTA comme une forme de protestation qui devrait améliorer l'interprétation électorale et potentiellement stimuler la participation et conduire à de meilleures campagnes. Mais on peut aussi avancer une explication rivale pour le sens du vote NOTA qui est moins optimiste. Plutôt que d'offrir une opportunité d’émettre une protestation réfléchie, il se peut que le vote NOTA fournisse une feuille de vigne pour les comportements les plus connus liés à une information politique limitée, à l’abstention, à la non-inscription, et à l'apathie. Prenons, par exemple, le commentaire d’un électeur du Nevada tel qu’il a été rapporté dans la presse en 2006 :
Gary Dykes de Gardnerville dit qu'il a choisi "NOTA" dans quelques cas, car il n’en savait pas assez sur les candidats. «Je n'ai pas envie de voter pour des gens que je ne connais pas. C'est un peu comme un vote de protestation, plutôt que de ne pas voter du tout », a ajouté Dykes. (Riley 2006)
Ce que ce compte rendu laisse entendre, c'est que l’option ‘NOTA’ est la conséquence d'un déficit d'informations: des électeurs déposeront un tel scrutin au lieu de laisser en blanc la colonne sur leur bulletin quand ils sont mal informés sur les candidats. Le fait de choisir "none" peut alors être motivé par autre chose qu’un sens actif de protestation et c’est facilité pour l'électeur ayant déjà supporté le coût d'avoir voté pour un des premiers noms de la liste sur le bulletin. Ou pour le dire autrement, le vote NOTA peut permettre aux électeurs d'accomplir d'autres avantages associés au vote (par exemple, Riker et Ordershook de 1968 "D" terme), sans avoir à fournir un vote argumenté. Si c'est le cas, on peut s'attendre alors à ce que l’option ‘NOTA’ varie systématiquement en fonction de la qualité première des consultations proposées sur le bulletin et en relation avec le vote partiel de l’électeur.
 
DES HYPOTHESES ET DES DONNEES
Pris ensemble avec des arguments existants sur les corrélations entre d'autres formes de non-votes (par exemple, Uggla 2008; Adams, Dow et Merrill 2006), les arguments pour et contre la mise en œuvre d'une option NOTA suggèrent un ensemble d'hypothèses relatives à la fréquence à laquelle nous devrions observer le vote NOTA. Si le vote NOTA facilite l'expression du mécontentement des électeurs, alors nous devrions voir des modèles spécifiques qui ont trait aux choix proposés et varient à la fois selon l’élection et la charge.
 
Hypothèse 1 : Si l’option NOTA est un indicateur du vote de protestation, il augmentera quand il y a peu de candidats en lice pour une charge ou quand un candidat se présente sans opposition.
Hypothèse 2 : Si l’option NOTA est un indicateur du vote de protestation normalement absorbé par les petits partis (de protestation) alors il y aura une relation négative entre l'apparition des candidats des partis mineurs sur le bulletin de vote et le vote NOTA.
Hypothèse 3 : Si le vote NOTA est un indicateur du vote de protestation, il va augmenter lors des consultations pour les charges les plus importantes.
Hypothèse 4 : Si le vote NOTA favorise la santé démocratique, alors il sera positivement associé au taux de participation. Bien que nous ne pouvions pas facilement évaluer le lien de causalité entre la présence de l'option NOTA et la participation électorale, les arguments des partisans de NOTA suggèrent qu'il s'agit d'une condition nécessaire (mais non suffisante), et donc il devrait y avoir une corrélation positive entre la participation et NOTA.
Alternativement, le vote NOTA peut être compatible avec d'autres types de comportement qui révèlent des informations insuffisantes ou l'apathie. Si c'est le cas, alors nous nous attendons à ce qui suit:
Hypothèse 5 : Si le vote NOTA est un indicateur d’une information insuffisante, alors il sera positivement corrélé avec le vote partiel. Comme pour l'hypothèse concernant les effets de la participation électorale, il est difficile de démêler la causalité entre ces variables. Toutefois, étant donné que les recherches antérieures suggèrent que le vote partiel est plus grand pour les consultations où l'information est moins importante (Nichols, 1998; Bowler, Donovan, et Happ 1992), une corrélation positive entre les variables suggère des processus similaires.
Hypothèse 6 : Si l’option NOTA est l’indicateur d’une information insuffisante, alors il sera plus fréquent dans les élections primaires par rapport aux élections générales.
Hypothèse 7 : Si l’option NOTA est l’indicateur d’une information insuffisante, alors il va augmenter dans les consultations pour des charges secondaires.
Hypothèse 8 : Si l’option NOTA est l’indicateur d’une information insuffisante, alors il va augmenter dans les courses non partisanes.
 
Comme indiqué au début, alors que le vote NOTA est utilisé dans une poignée de pays, aux États-Unis seul le Nevada l’a mis en place. À partir de 1976, les électeurs du Nevada ont eu le choix de cocher la ligne ‘NOTA’ pour toutes les élections, fédérales ou de l’Etat, aux primaires ou aux élections générales. Ainsi, l'expérience du Nevada avec la touche électronique NOTA présente un cas utile pour analyser les hypothèses susmentionnées pour au moins deux raisons. D'abord, le Nevada nous fournit une série de données sur une durée de plus de trente ans et nous sommes en mesure de saisir les variations au fil du temps qui pourraient résulter de modifications du paysage politique de l'État. Deuxièmement, parce que les données nous permettent de faire des comparaisons entre les charges et les contextes (par exemple, des primaires par rapport à des élections générales), nous sommes en mesure d'examiner la relation entre le fait de voter NOTA et le vote partiel mieux établi. En revanche, dans d'autres contextes où les variations de vote NOTA existent, les élections sont moins fréquentes et le bulletin de vote est souvent limité à une seule charge (c.-à-Zulfikarpasic 2001).
Les données utilisées dans l'analyse de l'article vont des primaires de 1976 à l'élection générale de 2010. Les consultations fédérales incluses sont la présidence, le Sénat et la Chambre des représentants (jusqu'en 1982, lorsque le Nevada a gagné un siège à la seconde Chambre), et celles relatives à l'Etat sont six bureaux constitutionnels du Nevada (c.-à-gouverneur, lieutenant-gouverneur, le procureur général, secrétaire d'État, le trésorier et contrôleur) et la Cour suprême. Le nombre de consultations dans cet ensemble de données s’élève à 219 (103 primaires et 116 élections générales).
Un point à souligner est que ces données nous permettent de détecter des sources importantes de variation des NOTA en fonction des élections, des charges et par le nombre de choix en compétition pour une charge. Ce genre de variation est révélateur en soi. Par exemple, les charges les plus importantes peuvent susciter plus de votes NOTA si les électeurs l’utilisent comme mécanisme pour diriger leur colère vers ceux qui sont perçus comme les plus responsables de la prise de décision gouvernementale. Par ailleurs, si le vote NOTA reflète une manière générale, l'insatisfaction générale et systémique ou reflète l'insatisfaction dans un sous-ensemble de la population, alors nous allons probablement voir de très faibles variations pour le vote NOTA, d’une charge à une autre et, en fait, d’une élection à une autre.
Pour chaque consultation, les données recueillies sont les pourcentages enregistrés par le vote NOTA (la variable dépendante principale), le pourcentage des votes reçus par les petits partis, le taux de participation, roll-off, le nombre de candidats en compétition et des caractéristiques spécifiques aux consultations comme le type de charge, élections primaires ou générales, élection partisane ou non. Nous avons également recueilli des données pour contrôler les changements dans les situations économiques, au sujet des personnes non partisanes inscrites et aussi si l'élection a eu lieu à mi-mandat. Ces données proviennent de Histoire politique du Nevada (Parker et George 2006), de la page Internet du secrétariat d’Etat du Nevada (http://nvsos.gov/), et du Département américain du Travail.
 
 
LE VOTE ‘NOTA’ EN PRATIQUE
 
Nous commençons notre analyse par un aperçu descriptif des modes d'utilisation du vote NOTA dans le Nevada. La figure 1 présente la fréquence moyenne de ‘NOTA’ entre 1976 et 2010. Ces données montrent clairement, contrairement à ce que prétendent les opposants californiens à l’option ‘NOTA’, que le vote ‘NOTA’ n'a pas été un phénomène de mode qui aurait commencé par un bang, puis son utilisation se serait rapidement dissipée au fil du temps. En moyenne, pendant la période d'enquête, 10,98% (SD = 8,46, = 0,45 min, max = 47,31) des suffrages exprimés dans les consultations au niveau de l'État étaient des votes ‘NOTA’, et, toute chose égale par ailleurs, ce pourcentage a légèrement augmenté au fil du temps.
Ainsi, les données suggèrent que l'option NOTA a été constamment utilisée depuis sa mise en œuvre. Cependant, parce que l'augmentation est faible, il se pourrait que le vote ‘NOTA’ résulte d'une catégorie stable d'électeurs qui exprime son sentiment de frustration. De plus, de tels modèles peuvent ne pas refléter une protestation soigneusement calibrée ciblant des objectifs politiques, mais pourraient plutôt être interprétés comme un signe de colère mal défini à l’encontre, de façon plus générale, du statu quo. Les données présentées dans la figure 2, qui expose la densité du vote ‘NOTA’ lors des 219 consultations de cette période, suggère que ce n’est pas le cas parce qu’il y a des variations considérables dans la fréquence des votes ‘NOTA’ choisis par les électeurs. En outre, certaines des valeurs de la figure 2 ont des conséquences politiques puisque le pourcentage du vote ‘NOTA’ était supérieur à la marge entre le vainqueur et le deuxième candidat dans 45 des 219 cas étudiés. En effet, lors des législatives de 1976 et de 1978, des primaires pour le secrétaire d’Etat républicain en 1978 et celles pour le trésorier démocrate en 1986, ‘NOTA’ a eu le plus de votes. Nous reviendrons sur ce point ci-dessous.
Bien que ces données soient informatives à l'égard de certains des arguments avancés par les partisans et les adversaires du vote ‘NOTA’, les modèles descriptifs ne nous permettent pas de déterminer si la variation pour ‘NOTA’ est le reflet d’une protestation, d’un manque d'informations, ou d’une combinaison des deux. Nous choisissons de développer et de présenter une série de modèles de retours en arrière multiples pour démêler ces considérations et pour étudier les corrélats du vote ‘NOTA’.
Plus particulièrement, le tableau 1 présente les résultats de quatre modèles : ceux de la première colonne concernent toutes les consultations de l’ensemble de données, la suivante ne prend en compte que les élections générales et les deux dernières colonnes font de même avec les primaires. La variable dépendante pour tous les modèles est le pourcentage de votes que reçoit l’option ‘NOTA’ à chaque élection. Les mesures des variables indépendantes sont simples, et l'annexe présente un résumé de ces mesures et leurs statistiques descriptives. En plus des variables d'intérêt importantes et indépendantes, nous incluons des variables de contrôle dans tous les modèles, le pourcentage des électeurs non partisans inscrits, la variation du taux de chômage au troisième trimestre entre l'année des élections et l'exercice précédent, et si l'élection a eu lieu à mi-mandat.
 
DISCUSSION
Pris ensemble, le bulletin gâché, l’abstention, dans le sens de ce lui qui ne s’est pas rendu au bureau de vote ou qui n’a voté que pour certaines consultations, et le vote NOTA composent la catégorie des non-votes qui affecte le pourquoi et le comment nous entendons la voix de l’électorat. À cette fin, la dernière décennie a connu une forte croissance de l'intérêt pour l'étude de ces comportements ainsi que l'impact que le type de vote ou la technologie du vote exerce sur la participation électorale et les résultats électoraux. De ces différents formes de votes, c’est le vote NOTA qui a été le moins bien compris et le moins étudié. Pourtant, c’est le vote NOTA qui en principe offre une solution par rapport aux signaux ambigus que l’abstention ou les bulletins gâchés envoient au système politique. Le vote NOTA peut nous permettre d’identifier les sujets de désaffection - et permet aux électeurs d’exprimer cette désaffection - beaucoup plus clairement que les autres types de non votes. Bien que le vote NOTA partage certaines caractéristiques de l’abstention, du vote partiel ou du vote gâché, il existe d’importantes différences tant au niveau conceptuel qu’empirique. Le plus significatif est le fait que - parmi les différents types de non votes - déposer un vote NOTA est l’acte le plus coûteux parce qu’il nécessite d’être inscrit, de participer et de compléter les bulletins successifs. En outre, au lieu d’enregistrer un vote protestataire ambigu en remettant un vote négatif ou en donnant sa voix à un petit parti ou un parti protestataire, l’option NOTA fournit aux électeurs un moyen sans ambiguïté de signaler leur insatisfaction par rapport au statu quo. La preuve la plus éclatante de cette affirmation vient de nos résultats qui suggèrent que le vote NOTA augmente quand les électeurs ont un choix avec peu de candidats et lors des élections générales partisanes qui attirent l’intérêt de beaucoup d’électeurs.
Pourtant, la forme utilisée dans le Nevada pour le vote NOTA laisse la place à des effets subtils sur les résultats. Dans leurs analyses des élections dans le Nevada en 1976 et 1978, Weinberg, Linderman et Kawar (1982) ont trouvé que les candidats qui sont sortis des primaires où le vote NOTA a obtenu des scores significatifs, ont eu tendance à faire moins bien aux élections générales suivantes. De même, l'utilisation régulière et fréquente de l'option NOTA par les électeurs du Nevada signifie que les titulaires d'une charge au niveau de l’Etat obtiennent leurs positions sans avoir reçu le soutien de la majorité des voix. En effet, de nombreux vainqueurs des élections nationales ou fédérales d'importance dans le Nevada prennent leurs fonctions en sachant que plus d'électeurs de l'Etat ne voulaient pas d’eux que le contraire. En conséquence, toute réclamation d'un mandat de ces gagnants doit nécessairement être différente de celles des vainqueurs qui l’ont été en l'absence d'une option NOTA. Bien sûr, ce genre de discussion ne se trouve pas facilement dans une littérature de science politique qui se concentre sur les expressions plus concrètes de la connexion électorale.
 

[1] Les électeurs américains votent pour plusieurs consultations le même jour. Quelqu’un peut voter pour la présidentielle mais pas pour la chambre des représentants.

Date de création : 12.01.2013 @ 13:08
Catégorie : Pour approfondir - Le vote blanc à l'étranger
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