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VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »   Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995

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Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats

Edition 2017

Lauréat collectif. C'est le slogan "Voter blanc, c'est voter Le Pen" de l'entre-deux-tours de la présidentielle.

abstentionlepen.jpg

« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter pour Marine Le Pen » Manuel Valls BFM.TV 27 avril 2017
« C'est très grave de voter blanc. » Jean-Pierre Raffarin BFM TV
« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter le Pen. » François Bayrou BFM TV 24 avril 2017
« L'abstention ou le vote blanc, c'est un coup de pouce à Mme (Marine) Le Pen », Alain Juppé sur son blog intitulé "Non!".
« Voter ni Macron, ni Le Pen, c’est voter Le Pen » Jean-Christophe Cambadelis 27 avril 2017

Non Messieurs, voter blanc, c'est voter en conscience, pour des convictions, ici contraires autant à celles de Marine Le Pen qu'à celles d'Emmanuel Macron. Pointer du doigt des électeurs en caricaturant leur vote c'est rendre un mauvais service et accélérer le processus que l'on dit combattre.

 

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 0 513 344 (2,21%)
2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Bons conseils

SAUVÉS DE L'OUBLI !

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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Quelques contacts récents avec le ministère de l'intérieur.
Plus bas, lettre à Emmanuel Valls.

 
Dans un courrier du mois de juin 2017, le chef de cabinet nous informe qu'il a transmis au secrétariat général notre lettre.

LETTRE AU NOUVEAU
MINISTRE DE L’INTERIEUR

(mai 2017)
 
Monsieur le Ministre,
 
          Nous n’avons pas l’habitude d’écrire à tous les ministres de l’intérieur. Seulement quand nous pouvons espérer une réponse non pas mécanique mais ayant du sens. Le nouveau Président représente la jeunesse, l’intelligence, la nouveauté, le refus des positions strictement politiciennes. Vous l’avez soutenu très tôt et à ce titre nous pouvons penser que ce sont ces qualités qui vous ont convaincues et que vous tenez à les mettre en action dans le ministère qui vous a échu.
 

            Nous souhaiterions savoir si, d’un point de vue institutionnel, votre mission va se limiter à la moralisation de la vie politique, centrée seulement sur le statut des élus, ou si vous jugez indispensable de revoir le rôle de l’électeur au XXIè siècle. Depuis 1994, nous agissons pour obtenir que les bulletins blancs soient enregistrés comme des suffrages exprimés. Pour que l’Etat montre enfin qu’il ne considère plus les citoyens comme des enfants à qui il faut tenir la main mais comme des êtres responsables. Le président Emmanuel Macron peut se réjouir de n’avoir pas obtenu comme le candidat Jacques Chirac en 2002 au second tour un score supérieur à 80%. S’il peut espérer mener SA politique, c’est grâce aux votes blancs. Et si ceux-ci avaient été des suffrages exprimés, il aurait enregistré un score encore plus proche de la réalité ce qui aurait renforcé sa légitimité.

            Merci de nous adresser votre position sur le vote blanc. Si vos services nous envoient l’argumentaire standard qui se répète de ministre en ministre depuis 30 ans, nous aurons compris que les discours tenus pendant la campagne n’étaient que de la poudre aux yeux, comme d’habitude. Si une nouvelle réflexion naît, nous serons heureux de la discuter.

            Au plaisir de vous lire.






Nous avons interrogé le ministère sur le bilan qu'il faisait de la réforme sur le vote blanc du 21 février 2014 après les élections européennes.

Ensuite, vous trouverez notre courrier au ministère de l'intérieur de juin 2012.

 
La réponse

LE MINISTERE EST SATISFAIT DE LUI

 
 
C’est une réponse technique à un questionnement politique de notre part. Comme la modification du Code électoral adoptée le 21 février disait répondre à l’attente de ceux qui votent blanc, nous demandions au ministère (revoir ce texte dans la lettre d’accompagnement du BVB N°143 de juin) s’il pensait vraiment que le vote blanc aux Européennes permettait aux électeurs ‘blanc’ de mieux se sentir entendus. Nous apportions des éléments qui eux allaient dans le sens contraire.
Le ministère nous retourne la copie sur laquelle il s’est attribué un TB. On apprend que l’électeur curieux et pressé pouvait obtenir dès la fin du dépouillement le nombre de bulletins blancs pour… son bureau de vote… Mais aux municipales de mars, le même électeur impatient pouvait le connaître puisque sur le registre les bulletins blancs étaient séparés des bulletins nuls.
Pour le niveau national, le ministère confirme ce que nous constations, c’est-à-dire qu’il fallait attendre le lundi pour connaître le résultat sur le site du ministère. Certes, le gouvernement n’est pas responsable des chiffres que retiennent et annoncent les médias le soir du spectacle électoral. Mais dire que la personne qui a voté blanc n’a pas eu un accès plus facile au résultat qu’auparavant aurait été la moindre des honnêtetés de la part du ministère.
Le ministère nous dit que l’électeur a été bien informé par les affiches placées dans l’isoloir. Cela signifie que près de 100% des gens qui ont voté blanc savaient qu’ils pouvaient le faire par une enveloppe vide. On le leur mettait en évidence, sous leurs yeux. En quoi un bulletin blanc officiel mis sous leurs yeux quand ils passaient devant la table à cet effet les aurait plus incités à le choisir que de ne rien mettre dans l’enveloppe comme c’est possible actuellement ? L’altération de la « sincérité du vote » reste à m’expliquer. La perception de l’électeur par le ministère est très étrange, il nous en fait quelqu’un de bizarre. Insistons :
 
Comment un bulletin blanc officiel à côté des autres bulletins pourrait plus inciter l’électeur à trahir sa première intention qu’une annonce très voyante mettant l’accent sur la facilité de voter blanc grâce à l’enveloppe vide ? Soit le ministère reconnaît implicitement qu’une pile de bulletin se voit mieux que leurs affiches ignorées par beaucoup de gens, soit il nous prend pour des imbéciles. Aucune des deux hypothèses n’est plaisante pour nous.
Le ministère termine par le point le plus sensible, l’égalité du vote blanc avec les bulletins nominaux. Il nous fait le bonheur de ne pas ressortir toute la prose habituelle. Foin de la tradition républicaine de 1852 (!!), de l’élection qui ne sert qu’à élire quelqu’un, de la difficulté à connaître l’intention de l’électeur, du vote blanc soutenant le ‘non’ aux référendums… L’argument qui est utilisé était déjà cité par les prédécesseurs ; il s’agit des seuils fixés pour déterminer soit un remboursement des frais de campagne, soit les candidats retenus pour le second tour, soit le vainqueur du second tour de la présidentielle. Le ministère en fait des réalités intangibles, inhérentes à l’acte électoral pour rejeter une mesure qui respecterait le principe fondateur d’égalité. Pour nous, la mise en pratique d’une valeur républicaine essentielle est prioritaire et c’est à ces points techniques de s’adapter (on les baisse ou les monte), de s’incliner face à celle-ci et non l’inverse. Le vote blanc est une question politique, pas une question technique. 
 
 
MONSIEUR VALLS, MINISTRE DE L'INTERIEUR

Lettre au ministre de l'intérieur, dès sa nomination, mai 2012:

            Monsieur le Ministre,
 
            Vous n’étiez pas encore en fonction quand votre majorité a décidé de faire avancer le droit électoral en aménageant le statut du vote blanc. La loi du 21 février 2014 a modifié le Code électoral, distinguant le vote blanc du vote nul. Effective à compter du 1er avril, cette réforme a été mise en pratique pour la première fois à l’occasion des élections européennes du 25 mai.
            Quand nous avions été auditionnés par le député François Sauvadet – initiateur pour l’UDI de la proposition de loi - en novembre 2012, nous avions fait part de notre opposition à cette fausse avancée. Pour nous, c’est quand le vote blanc sera pris en compte comme un suffrage exprimé que la démocratie électorale aura véritablement progressé.
            Pour l’instant, nous nous permettons de vous interroger pour un premier bilan du gouvernement sur cette mesure. Voici les questions que nous nous posons et les réponses que vous y faites nous intéressent tout particulièrement.
  1. La personne qui voulait connaître le nombre de bulletins blancs déposés le 25 mai a-t-elle pu avoir la réponse plus vite et plus facilement qu’avant ? Selon nous, non. Votre administration n’a donné le résultat du vote blanc sur le site ‘interieur.gouv.fr’ que dans le courant de la journée du 26 mai, exactement comme à l’époque des bulletins ‘blancs ou nuls’.
  2. Les télévisions et les radios ont-elles donnés une estimation du vote blanc avant 20H et après ? Non, de toute évidence. Un vote qui n’a aucune influence sur la répartition des sièges et qui n’a pas l’ampleur de l’abstention ne peut pas être jugé intéressant par des médias qui ont une audience à atteindre.
  3. Connaît-on mieux le vrai résultat du vote blanc ? Non, et au contraire, aujourd’hui, c’est plus confus qu’avant. Le vote blanc est plus important que le vote nul aux européennes de 2014. A quoi est-ce dû ? Au fait que les députés socialistes n’ont pas suivi – et les députés UDI s’en sont longuement indignés le 12 février en séance publique - les sénateurs qui voulaient que les enveloppes vides soient exclues de la catégorie ‘vote blanc’. On sait que les enveloppes vides ont toujours été les plus nombreuses dans les votes blancs ou nuls. Le fait de les ranger dans une catégorie ou une autre modifie la lecture que l’on aura de ce qu’ont voulu dire les électeurs, à partir du moment où l’on considère les bulletins nuls comme des suffrages orduriers ou relevant d’une erreur de manipulation. Parce que la mesure que le gouvernement précédent a obtenu est celle-ci :
glorifier en les censurant les bulletins blancs et dénigrer les bulletins nuls alors que la réalité est beaucoup plus complexe. Des études universitaires ont montré que pratiquement tous – plus de 99% - des bulletins ‘blancs ou nuls’ sont dans la démarche et l’esprit des votes blancs.
  1. L’électeur ne se laisse-t-il vraiment pas aller à la facilité en n’ayant pas à disposition dans les bureaux de vote des bulletins blancs ? C’est l’argument qui a permis de faire passer cette mesure fondée avant tout sur le fait que, l’Etat étant en faillite, cela coûterait trop cher à la République. Et du coup, l’enveloppe vide est devenue un vote blanc (!?). On sait que l’enveloppe vide est ‘repérable’ par les scrutateurs quand l’électeur dépose son vote dans l’urne. Le député Maurice Leroy et les sénateurs Yves Détraigne et Roland Courteau ont interrogé vos services au sujet de cette absence de bulletins blancs officiels dans les bureaux de vote. Votre réponse nous intéressera.
Mais nous, ici, nous relevons que deux pays ont étrenné en 2014 un vote blanc exclu des suffrages exprimés : la France et l’Inde. En Inde, il n’y a qu’un seul bulletin avec la liste des candidats, plus une case ‘Pour aucun d’entre eux’. Les électeurs indiens avaient donc le fruit de la tentation sous les yeux. Et pourtant, seuls 1,1% d’entre eux ont coché cette case. Les électeurs français, à qui on avait caché ‘ce sein qu’ils ne devaient pas voir’ ont été plus du double à déposer un bulletin blanc.
Nous sommes plus optimistes que les législateurs. Si le vote blanc devenait un suffrage exprimé, les électeurs n’y recourraient que s’ils le jugeaient utile et non pour le plaisir de bloquer les institutions.
 
            Nous ne doutons pas que vos services ont, avec le sérieux qui les caractérise, fait un premier bilan de cette nouvelle mesure. Nous souhaiterions en connaître la teneur.



 
Autre façon de présenter notre questionnement.
 
4 questions pour un bilan des élections européennes en France

 
ET IL EST OU LE VOTE BLANC RECONNU ?
 
Les parlementaires et les membres du gouvernement nous ont répété pendant tout le temps de la navette entre l'Assemblée et le Sénat de la proposition de loi de l'UDI que le texte apporterait une grande satisfaction aux défenseurs du vote blanc. En le distinguant du vote nul, le vote blanc allait prendre toute sa dimension et rien ne servait de l'intégrer aux suffrages exprimés.

La première élection appliquant cette mesure vient d'avoir lieu. Un premier bilan s'impose:
La personne qui voulait connaître le  nombre de bulletins blancs déposés le 25 mai a-t-elle pu avoir la réponse plus vite et plus facilement qu'avant ? NON. Comme par le passé, il aura fallu attendre le lendemain et aller sur le site du ministère de l'intérieur, ce que peu de gens font. Peu de journaux auront donné l'information. Pas de progrès de ce côté là. Et que l'on ne dise pas qu'il faut le temps que cette mesure s'installe dans les habitudes. C'est plutôt cette année, quand le vote blanc connaissait cette modification, que les médias auraient dû être enclins à y porter un projecteur. Pas dans dix ans, au moment où ce même changement aura été oublié.
- Les télévisions et les radios auront-elles donné une estimation du vote blanc avant 20H et après ? NON. Si les abstentionnistes ont toujours aussi vite connu leur score, ceux qui ont voté blanc sont restés autant dans l'ignorance qu'avant. Normal quand on sait que ce vote blanc n'a aucune influence sur les résultats. Quand le vote blanc représentera plus de 50% des électeurs et l'abstention 4%, alors peut-être les médias jugeront intéressant d'afficher les estimations du premier très vite. Mais c'est un scénario inenvisageable.
 
- Connaît-on mieux le vrai résultat du vote blanc ?  NON. Aujourd'hui, on dit que le vote blanc, vertueux, est plus important que le vote nul, ordurier et ridicule. Mais sait-on que c'est un coup de dés qui en a décidé ainsi ? Si la demande des sénateurs de laisser les enveloppes vides dans la catégorie des votes nuls - soutenue par les députés UDI le 12 février en séance publique - avait été retenue, le score des bulletins blancs - papier blanc et vierge - aurait été dérisoire et celui du vote 'nul' bien plus haut. Depuis toujours, les enveloppes vides ont constitué l'essentiel des bulletins rangés dans la catégorie 'blanc ou nul'. Suivant où vous les classez vous orientez le résultat. Et pourquoi les députés ont convaincu les sénateurs de rejoindre leur position ? Parce qu'il n'était pas question de mettre à disposition des électeurs des bulletins blancs dans les bureaux de vote, la France en faillite n'ayant plus d'argent, et qu'il fallait penser à ceux qui auraient oublié de venir avec leur propre bulletin blanc. L'enveloppe vide était la sortie de secours.
- L'électeur ne se laisse-t-il vraiment pas aller à voter blanc sans raison quand on ne le tente pas avec des bulletins blancs officiels posés à côté des autres bulletins ? NON. L'info plus bas comparant la France et l'Inde développe cette réponse.
 
France 4,04%* - Inde 1,1%
 Point commun entre la France et l'Inde cette année, l'inauguration d'un vote blanc compté en tant que tel. En Inde, aux élections législatives d'avril-mai, les électeurs indiens ont trouvé sur leur bulletin une case NOTA (pour aucun des candidats). En France, le vote blanc, pour la première fois, était séparé des bulletins nuls. Dans les deux pays, ce vote 'blanc' ou 'NOTA' restait exclu des suffrages exprimés.




Courrier au ministère de l'intérieur en juin 2012


L'Association écrit au nouveau président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde (novembre 2014)
 
Monsieur le Président,

Nous apprenons avec plaisir que l’UDI a désigné son nouveau président en votre personne. Les défenseurs du vote blanc sont attachés à l’évolution du courant centriste puisque depuis 1990, c’est lui qui a été le plus actif pour promouvoir un vrai vote blanc, enregistré comme un suffrage exprimé.

Malheureusement, le premier acte au parlement de l’UDI de Jean-Louis Borloo aura été de s’aligner sur la position quant au vote blanc très en retrait du parti socialiste, élaborée par Jean-Jacques Urvoas.

Comme vous dites qu’avec vous le centre sera « conquérant », nous espérons qu’il n’aura pas peur de revenir à l’idée que l’électeur est un être majeur à qui l’on peut accorder un poids plus important lors des élections, notamment en ayant la possibilité de refuser l’offre présentée. Dire qu’en cette période de crise générale il faut surprotéger les partis politiques en limitant les suffrages exprimés aux seuls candidats serait un propos frileux et non conquérant.

François Sauvadet nous avait assuré, quand il nous avait consultés en novembre 2012, que la proposition de loi de Jean-Louis Borloo n’était qu’un premier pas en appelant un suivant.  Nous comptons sur vous pour que l’UDI engage ce second pas très vite et revienne aux vraies valeurs de démocratie des centristes.

Nous espérons qu’entre Hervé Morin qui se félicitait dans un tweet le 12 février que la réforme de l’UDI était celle pour laquelle il se battait depuis dix ans et Yves Jégo qui déclara dans l’hémicycle en novembre 2012 : « «Je souhaiterais pour ma part que nous n’en restions pas là et que nous allions vers une vraie comptabilisation du vote blanc dans les élections » votre choix sera vite fait.

Nous attendons donc maintenant un signe fort du nouvel UDI en faveur d’un vote blanc suffrage exprimé.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sincères salutations.


 

Date de création : 05.11.2014 @ 17:40
Catégorie : Pour aller vite - Présentation de l'association et du collectif européen
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par jyrmb le 09.04.2016 @ 15:36

Le vote blanc pris en compte dans les suffrages exprimés serait une initiative salutaire et de bon sens pour sauver notre système electoral de la faillite.Pour commencer les significations d'une abstention et d'un vote blanc sont diamétralement opposées. L'abstention signifie un désintérêt pour les candidats: "choisissez celui que vous voulez, ca m'est égal". Le vote blanc, outre qu'il témoigne du civisme de l’électeur, signifie le contraire: "je ne veux aucun de candidats".Il me semble qu'un électeur a parfaitement le droit de dire "je ne veux aucun de candidats". Lui denier ce droit ou ne pas le prendre en compte est juste totalement contraire aux principes fondamentaux de la démocratie.Reste la question: que faire lorsque le vote blanc atteint des proportions qui remette en cause les règles électorales majoritaires: le réponse est simple: si la prise en compte des votes blancs prive les candidats de la majorité requise les élections sont tout simplement annulées et on en organise d'autres ... avec d'autres candidats puisque qu'aucun des candidats  précédents n'a obtenu de majorité sur son nom.
Example: au 2éme tour de l'election présidentielle 2017 M. LePen et N. Sarkozy s'affrontent. Resultats:- M. LePen 35 %- N. Sarkozy 45 %- Blancs 20 %Aucun des deux candidats n'ayant franchi la barre des 50% de suffrages exprimés, les élections sont annulées et d'autres candidats se présentent pour de nouvelles élections. Ce serait une révolution: c'est vrai mais préfère-t-on une guerre civile à force de voir les mêmes qui échouent avec une absence totale de vision se représenter perpétuellement. Cela serait coûteux: sans doute mais il faut savoir ce que l'on veut et il semble que l'enjeu en vaut la peine. Que vaut l'organisation d'une élection fasse au destin national ?
Personnellement si l'offre est ce qui s'annonce en 2017 je voterai blanc sauf pour un candidat qui s'engagerait à démissionner sur le champ s'il n'a pas 50 % des suffrages exprimés, votes blancs compris.



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Approfondissement du domaine du vote
(De quoi s'agit-il ?)

Episode 7: 4 millions d'électeurs ignorés... mais toujours le statu quo (Henri Cabanel, Frédéric Micheau)
Episode 6: Le vote, une prise de décision (Daniel Gaxie)
Episode 5: Le vote obligatoire, quel progrès ? (Gisèle Jourda, Georges-Louis Bouchez, Charles-Edouard Sénac)
Episode 4 : La légitimité de l'élu face au pouvoir à affirmer de l'électeur (Corinne Lepage, Alexandre Malafaye)
Episode 3: Mieux voter, c'est possible. (Michel Balinski, Irène Inchauspé)
Episode 2: Un autre électeur est-il envisageable pour le XXIè siècle ? (Alain Garrigou, Frédéric Lefebvre)
Episode 1: Vivre et voter sur un territoire (Jean Lassalle, Aurélia Troupel, Sylvain Manternach).

 
Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 0 513 344 (2,21%)
2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Contre le vote obligatoire
« Lorsque les peuples, il y a cinquante ans, élevaient des barricades et renversaient les gouvernements pour obtenir le droit de suffrage, ils auraient cru à une plaisanterie si on leur avait dit que, par un retour imprévu des choses, les souverains voudraient à leur tour mettre à l’amende ou jeter en prison tous ceux qui n’useraient pas du droit conquis ». thèse signée de Francis Sauvage, intitulée De la nature du droit de vote et soutenue en 1903
Version 'personnel politique'
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Notre bibliothèque


Le livre défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Il démontre que cette évolution est indispensable dans une démocratie qui se veut moderne.
Pour l'acheter


Comme le volume 1, ce volume défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Notre république se dit laïque mais c’est une laïcité chrétienne. L’acte électoral est sacralisé et l’électeur profane ne peut y accéder qu’en respectant des formes précises. Le vote blanc qui est une tentative de certains électeurs de s’approprier ce moment démocratique est rejeté parce que sacrilège.
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Bulletins blancs

de Olivier Durand

206 pages
 

 Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger. Présentation

Pour l'acheter


  A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ?
Sous la direction de Olivier Durand     préface d'André Gerin

Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

Préface du livre

Couvertures


 LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €    


  La Lucidité

 de José Saramago

Le livre du Prix Nobel Saramago où le vote blanc est le héros.

Saramago, José : La Lucidité  (Livre) - Livres et BD d'occasion - Achat et vente

Lire notre commentaire du livre


   The probability broach

de L. Neil Smith

 The Probability Broach.jpg

Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

Notre analyse du système démocratique présenté dans le roman:


Long résumé du roman: